Langage
 Marie-Victoire Louis

Langage

Extrait de l'Abécédaire féministe

date de rédaction : 21/09/2017
date de publication : 21 septembre 2017
mise en ligne : 21/09/2017
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À la recherche du patriarcat…

L’abécédaire féministe, profondément revu, comporte dorénavant 4725 items et 23 rubriques : I. «Culture» (193) ; II. Droit (97) ; III. Êtres humains (177) ; IV. Êtres humains. Corps (84) ; V. Êtres humains. Enfants (60) ; VI. Êtres humains. Femme-s (869) ; VII. Êtres humains. Homme-s (357) ; VIII. Êtres humains. Relations entre êtres humain-es (216) ; IX. Famille (189) ; X. Féminisme-s. Féministe-s (216) ; XI. Justice (233) ; XII. Langage (178) ; XIII. Patriarcat (214) ; XIV. Penser (364) ; XV. Politique (505) ; XVI. Pornographie (62) ; XVII. Proxénétisme (180) ; XVIII. «Sciences» sociales (91) ; XIX. «Sciences» Sociales (Démographie) (24) ; XX. «Sciences» sociales (Économie) (97) ; XXI. «Sciences» sociales (Histoire) (78) ; XXII. Sexe-s [Sexualité, Sexisme] (66) ; XXIII. Violences (176)… et continuera d’évoluer.

21 septembre 2017

XII. Langage

En noir : nouveaux items (et modifiés)

I. Langage : Langage ; Langage (Adjectif) ; Langage (Adjectif / substantif) ; Langage («Arme») ; Langage (Carroll Lewis) ; Langage (Chalamov Varlam) ; Langage (Censure) (1, 2) ; Langage (Cleyre Voltairine de) ; Langage (Concept) ; Langage (Conscience) ; Langage (Conservateur) ; Langage (Critique) (1,2) ; Langage (Delteil Joseph) ; Langage («Féminisation» du) (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11) ; Langage (Féminisation du langage. Confusion) ; Langage (Féminisation du langage. Contradiction) (1,2) ; Langage (Féminisation du langage. Refus) ; Langage (Féminisation du langage. Résistance) (1, 2) ; Langage (Galimatias) ; Langage (Héritier Françoise) ; Langage (Internationale Situationniste) ; Langage (Koestler (Arthur) ; Langage (Kraus Karl) ; Langage (Lévi-Strauss Claude) ; Langage (Luca Gherasim) ; Langage (Obscur) ; Langage (Patriarcal. Castoriadis Cornelius) (1, 2) ; Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) ; Langage (Pensée féministe) ; Langage (Pensée féministe. Comment la tuer) (1, 2) ; Langage («Réel») ; Langage (Saussure Ferdinand de) ; Langage (Steiner George) ; Langage (Sujet) (1, 2, 3) ; Langage (Synonyme) ; Langage (Syntaxe) ; (54)

II. Langage. Académie française : Académie française (Abbé Morellet. 1805) ; Académie française (Barrès Maurice. 1906) ; Académie française (France Anatole. 1909) ; Académie Française (Massis Henri. 1913) ; Académie Française (Jammes Francis. 1921) ; Langage (Académie française. Noailles Madame de. 1923) ; Académie française (Mauriac François. 1941) ; Académie Française. Gould Florence) ; Langage (Académie française. Djebbar Assia) ; Langage (Académie française. Delay Florence) (10, 11) ; (12)

III. Langage. Genre (Critique du) : Langage. Genre (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8) ; Langage. Genre (à toutes les sauces) ; Langage. Genre («Approche Genrée») ; Langage. Genre («Comme nous disons…») ; Langage. Genre (Genèse) ; Langage. Genre («Mauvais») ; Langage. Genre (Passé, présent, futur du terme…) ; Langage. (Genre. Pape François) ; Langage. Genre (Les études de genre. 2016. Bereni Laure) ; Langage. Genre (Les études de genre. 2016. Pezeu Geneviève) ; Langage. Genre (Les études de genre. Picq Françoise ; Langage. Genre (Les études de genre Thébaud Françoise) ; Langage. Genre (Les études de genre. Raibaud Yves) ; Langage (Genre. Usage. Barma Catherine) ; Langage (Genre. Usage Bernard Catherine) ; Langage (Genre. Usage. «C.8») ; Langage (Genre. Usage. Clément Jérôme) ; Langage (Genre. Usage. Fassin Éric) ; Langage (Genre. Usage. Favret-Saada Jeanne) ; Langage (Genre. Usage. France Culture) (1, 2, 3) ; Langage (Genre. Usage. Laqueur Thomas) ; Langage (Genre. Usage. Mauss Marcel ; Langage (Genre. Sexe) (1, 2) ; Langage (Genre. Violences (1, 2) ; (35)

IV. Langage. Mot : Langage. Mot (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11) ; Langage. Mot (Bernanos Georges) ; Langage. Mot (Diderot) ; Langage. Mots (Hayek Friedrich A.) ; Langage. Mot (Hobbes Thomas) ; Langage. Mot (Hobsbawm Eric) ; Langage (Mot. Macron) ; Langage (Mot. Marker Chris) ; Langage (Mot. Mercier Louis Sébastien) ; Langage (Mot. Renard Jules) ; Langage (Mot. Retz Cardinal de) ; Langage (Mot. Valls Manuel) ; (22)

V. Langage. Mots (Critique de) : Langage. Mots. Critique de : «Affaire», «Amour», «Bonniche», «Ça» ; «Cas» ; «Choix» ; «Drame» ; «Libertin» ; «Paradoxe» ; «Passage à l’acte» ; «Précautions» ; «Récidive» ; «Reproduction» ; «Science» ; «Sulfureux […]» ; «Terrorisme» ; «Vertu» ; «Victime» ; (19)

VI. Langage. Possessif : Possessif (1, 2, 3, 4, 5) ; Possessif (Chateaubriand Alphonse de) ; Possessif (Debré Robert) ; Possessif» (Duflot Cécile) ; Possessif (Hugo Victor) ; Possessif Le Taillantier (Roger) ; «Possessif» (Thierry Jean-Pierre) ; (10)

VII. Langage (Sexe-s, Sexuel-les, Sexualité-s) :

http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=1210&themeid=990

VIII. Langage (Verbe) : Langage Verbe (1, 2, 3, 4), «Avoir» ; «Chercher» ; «Connaître» ; «Donner» ; «Écraser» ; «Entrer» ; «Être» ; «Faire» ; «Fréquenter» ; «Jouir» ; «Mourir» ; «Partager» ; «Passer» ; «Perdre» ; «Prendre» ; «Protéger» ; «Recevoir» ; «Sauter» ; «Tomber» ; «Trouver» ; «Vivre» (24)

21 septembre 2017 : 178 items

I. Langage :

Langage : Plus les mots sont indéterminés, équivoques, polysémiques, et si souvent ne veulent strictement rien dire, plus ils sont fonctionnels pour la perpétuation du monde. On matraque la pensée de chacun-e avec l’imposition de termes que chacun-e interprète selon son entendement. Dès lors, dans cette confusion délibérée, la pensée [politique] s’estompe, se dilue, se fragmente, se recompose et le monde continue ainsi d’autant plus aisément sur des bases que tant s’acharnent à reformuler, à recomposer, en fonction de leurs seuls intérêts …(Cf. Les [mes] critiques d’Amnesty International)

Langage (Adjectif) : Pour ne jamais omettre l’importance de chaque mot, ici la signification de l’ajout d’un seul adjectif, se remémorer l’échange entre De Gaulle et Churchill. Le premier lui dit : «Je suis la France» ; le second rétorqua : «Non, vous êtes la France combattante». 1
- On peut aussi réfléchir à : une «femme touareg», un «article bien troussé», un «humanisme colonial», un «fascisme paternaliste», une «démocratie libérale» [Raymond Aron], une «démocratie formelle», une «démocratie sexuelle», une «révolution de velours», une «parité problématique», un «patriarcat économique», une «civilisation nocturne», un «libéralisme tempéré», un «usage disproportionné [de la force, une «victime occidentale», un «patron chrétien», une «morale puritaine», une «misère sexuelle», un «snobisme sexuel», un «braquage avorté», un «assassinat professionnel», un «sentiment obsidional», une «blessure symbolique», un «féminisme décolonial» [avril 2016], une «justice transitionnelle», une «jolie esclave», une «grande pauvreté», un «mensonge dialectique, vertueux», un «orgasme culinaire», une «nationalité vacillante», un «propos émollient», une «dictature tatillonne», une «frappe chirurgicale», un «commerce heureux», un «cercle vertueux [de la démocratie])», une «frontière poreuse», une «dynamique sécuritaire» ; un «nettoyage ethnique», un «capital symbolique, social, politique…», une «camisole chimique», le «divin mensonge» [Platon], une «démocratie despotique» [Tocqueville], une «femme facile», le «féminisme intersectionnel», la «pornographie masculine», l’«argent privé», une «souffrance psychiatrique», un «proxénète sympathique», un «viol outrageant», un «client régulier», un-e «pauvre méritant-e», la «liberté surveillée», la «paix civile», une «pensée rétroactive», un «optimisme angélique», un «sexisme bienveillant», une «dictature communiste», une «éthique minimale» [Ruwen Ogien], la «défense passive» [en 1940], «un langage corporel», un «historien modéré», l’«intelligence artificielle», une «foi républicaine», une «corruption productive» [France Culture], «un universalisme inclusif» [Françoise Gaspard. 2017], une «cohérence patriote» [France Culture], une «image muette», un «paysage meurtrier», un «ennemi compréhensif», une «peinture morte», une «féminité conventionnelle», un «terrorisme publicitaire» [Gérard Chaliand. Juin 2017], un «problème insoluble», une «clarté insurpassable», un «traitre génétique» [Me Szpiner], une «euthanasie scientifique» [‘médecine’ nazie], des «propos orientés», un «intellectuel spécifique» [Michel Foucault], une femme «modérément rebelle», un «expert généraliste», «une mort inutile», un «public absent», une «critique subjective», un «colloque singulier», un «dialogue social», un «dissident modéré», une «intelligence artificielle», une «justice prédictive», un «communisme scientifique», un «capitalisme débridé», «une attaque low cost [contre les militaires de l’opération dite Sentinelle]», «une théorie normative», «une bulle financière», «une recherche opérationnelle», «un suicide réussi», un «suicide altruiste» [Émile Durkheim], une «pathologie sociale», un «multiculturaliste échevelé» [Radio Courtoisie], une «vérité aléatoire», la «collaboration horizontale» [Hélène Hazéra], une «logique paradoxale» [Albert Piette], un «romantisme échevelé» [Édouard Philippe concernant Jean-Luc Mélenchon], un «propos orienté», un «vote tactique» [Eric Hobsbawm], un «érotisme multiculturel» [Eric Hobsbawm], un «raisonnement contrefactuel» [Eric Hobsbawm], la «destruction créatrice» [Joseph Schumpeter], un «acte pédophile» [le Canard enchainé], un «décolleté incendiaire» [L’Obs], une «morale provisoire» [Descartes], le «social abusif» [Le Figaro], un «penseur positif» [France Culture], une «hygiène conceptuelle» [Philippe Descola], une «âme charnelle» [Charles Péguy], une «érudition discrète» [Radio Courtoisie], un «inceste involontaire» (Le Figaro. 21 septembre 2017)
- De la dangerosité conceptuelle de l’usage des adjectifs ; dès lors, nécessité de penser à leur capacité à déformer, invalider, dégénérer, légitimer ou non la signification d’un substantif…sans oublier les contradictions internes de leur attelage. (Poursuivre ‘la moisson’, puis la penser)

Langage (Adjectif / substantif) : Entendu dans l’émission Femmes Libres de Radio Libertaire (7 octobre 2015) une responsable d’une association agissant pour la reconnaissance comme «citoyennes» des «femmes handicapées» dénonçant la manière dont elles sont nommées et dire justement : «Nous ne sommes ni des adjectifs, ni des substantifs.» Pénétrant.

Langage («Arme») : Le langage fut d’abord l’arme de ceux qui commandent, qui ordonnent, qui décident, qui exigent, qui oppriment, et qui donc imposent le silence. Des limites de la «parole libératrice», laquelle exige nombre de conditions, le plus souvent, non réunies… (Cf. Culture)

Langage (Carroll Lewis) : Lewis Carroll [1832-1898], dans Alice au pays des merveilles, auteur de l’échange suivant entre Alice et Humpty-Dumpty :
«Lorsque moi j'emploie un mot, répliqua Humpty-Dumpty d'un ton de voix quelque peu dédaigneux, il signifie exactement ce qu'il me plaît qu'il signifie...ni plus, ni moins.» «La question, dit Alice, est de savoir si vous avez le pouvoir de faire que les mots signifient autre chose que ce qu'ils veulent dire.» «La question, riposta Humpty-Dumpty, est de savoir qui sera le maître...un point, c'est tout.» 2 Définitif ?

Langage (Chalamov Varlam) : Varlam Chalamov [1907-1982], auteur, en 2003, de :
«C’est par la maîtrise du parler des truands que commence le rapprochement entre le cave et le monde de la pègre.» 3
- Un exemple qui fait florès : «les filles»… (Cf. Pornographie, Proxénétisme)

Langage (Censure) (1) : Les coupures, déformations, réécritures, infléchissements du sujet, questionnements hors sujet, autocensures, aimables pressions, concessions ‘consenties’ tuent les textes plus efficacement qu'une censure sans appel... laquelle a le mérite de maintenir le texte dans son intégr[al]ité et de permettre qu’il puisse être publié ultérieurement en l’état. (Cf. Féminisme, «Sciences» sociales. Histoire. Historiographie Patriarcale)

Langage (Censure) (2) : La censure est inutile lorsque l’on détourne le regard.

Langage (Concept) : Chaque modification du langage ne peut se comprendre que dans le cadre de l’évolution de la société qui l’a vue naître. Dès lors, la critique du langage implique de repenser les concepts au sein desquels il s’inscrivait, tandis que son évolution repose sur cette compréhension. Et alors, subitement, inopinément, s’élaborent de nouveaux concepts, de nouveaux mots qui apparaissent comme des champignons un lendemain de pluie.

Langage (Conscience) : Analyser le langage en fonction de sa capacité à agir sur et dans les consciences individuelles : un préalable à la construction d’un regard critique politique.

Langage (Conservateur) : Le langage charrie nécessairement des modes de pensées et donc des visions du monde passéistes, donc conservatrices, nécessairement donc inappropriées pour penser le futur. Ne justifie pas pour autant leur disparition : une prise de conscience souvent suffit. Néanmoins, ce constat peut avoir pour conséquence le choix de privilégier au plan de l’analyse, ce qui est générateur de nouveautés, fussent-elle régressives.

Langage (Critique) (1) : Critiquer les mots est important, mais ne plus employer ceux considérés comme inappropriés l’est tout autant.

Langage (Critique) (2) : À critiquer les «éléments de langage», peut-on encore critiquer le langage ?

Langage (Cleyre Voltairine de) : Voltairine de Cleyre [1866-1912], concernant [notamment] «l’action directe», auteure de :
«Tant et tant de fois par le passé des noms, des phrases, des devises, des mots d’ordre ont été détournés, inversés, déformés du fait d’évènements qui échappaient au contrôle de ceux [et celles] qui en usaient correctement ; et ceux [et celles], qui malgré tout, persistaient à défendre leur interprétation et insistaient pour qu’on les écoutât finissaient par comprendre que de telles périodes d’incompréhension et de préjugés n’étaient que le prélude à une recherche et une compréhension plus approfondies.» 4 Juste, clairvoyant.

Langage (Delteil Joseph) : [1894-1978] Auteur de :
«Jeanne [d’Arc] vint au monde à cheval sous un chou qui était un chêne.» 5 Laisse pantois-e.

Langage («Féminisation» du) (1) : Dans la mesure où «le masculin» a été pendant des siècles et est encore considéré comme signifiant l’universel, la seule revendication de «féminisation [du langage]» ne peut lever cette hypothèque historique. En d’autres termes, dès lors que la langue a été construite sur un «masculin» - qui englobait un masculin dominant et un féminin dominé - l’ajout du «féminin» et / ou la critique par le «féminin» ne peut qu’égratigner la signification patriarcale du langage.
* Ajout. 3 juin 2014. Cf., le livre d’Éliane Viennot, Non le masculin ne l’emporte pas sur le féminin. Petite histoire des résistances de la langue Française. 6

Langage (Langage («Féminisation» du) (2) : Un courtisan : «Celui qui fait partie de la cour du prince» ; Une courtisane : «Nom que l’on donne aux femmes de mœurs déréglées».
Dans le même sens : Un homme galant : «un homme attentionné auprès des femmes» ; Une femme galante : «une femme de mauvaise vie, femme légère, prostituée».
Les limites de la féminisation des mots… (Cf. Langage. Féminisation du)

Langage («Féminisation» du) (3) : Les limites de la féminisation du langage : Quelques baronnes en plus dans un club de barons ne le rendent pas plus démocratique.

Langage («Féminisation» du) (4) : George Sand [1804-1876] écrit :
«Je compte faire une fin et des changements conséquents à l’infâme Lélia, que je considère comme ma meilleure ouvrage». 7

Langage («Féminisation» du) (5) : George Sand [1804-1876] écrit :
«Je fais un nouveau volume à Lélia. Cela m’occupe plus que tout autre roman n’a encore fait. Lélia n’est pas moi. Je suis meilleure enfant que cela, mais c’est mon idéal. C’est ainsi que je conçois ma muse, si toutefois je puis me permettre d’avoir une muse.» 8
- Définition de muse : «Personne ou sentiment qui inspire un poète

Langage («Féminisation» du) (6) : Lu dans la Correspondance de Madame de Staël [1766-1817], suite à cette phrase écrite par elle :
«Il met trop de philanthropie dans l’amitié et l’on a peur d’être traitée par lui comme un pauvre», la note suivante : «Madame de Staël met au féminin l’adjectif qui se rapporte à ‘on’ lorsqu’elle se considère comme une personne englobée au premier chef dans le terme général.» 9

Langage («Féminisation» du) (7) : Lu dans Quatre-vingt Treize de Victor Hugo [1802-1895], que pendant la révolution, lorsque l’on dansait (la Carmagnole), «on ne disait plus le cavalier et la dame, on disait ‘le citoyen et la citoyenne’.» 10

Langage («Féminisation du) (8) : Annette Messager note que le terme de «penseuse» n’exista pas. Elle l’a, dès lors, porté sur les fonts baptismaux du langage.
- Dans le même interview, elle note aussi que l’on mange du «bœuf», mais que l’on parle de «vaches folles» ? 11

Langage («Féminisation» du) (9) : L’émission de France Culture, intitulée : «Un homme, une œuvre» est devenue : «Une vie, une œuvre».
- La carte d’«électeur» est devenue «carte électorale» (en 1994).
- Les «patients» sont devenus «la patientèle» (Centre médical Maubert. 2017).

Langage («Féminisation» du) (10) : Entendu (le 10 mai 2017) : «J’ai vérifié sur le Littré [paru de 1873 à 1877] : il n’y a pas de féminin à avocat». Un instant de réflexion, une pause, suivi de : «Il est vrai qu’il n’y avait pas alors d’avocate». Fin de la réflexion.

Langage («Féminisation» du) (11) : Christian Jacob, président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale s’adressant à un autre député ayant quitté son parti et rejoint En marche, auteur de : «Traitre ! tu n’es qu’une salope !» 12 (Cf. Injure)

Langage («Féminisation» du. Confusion) : Je reçois le petit fascicule de 32 pages présentant le programme de Valérie Pécresse (Les Républicains / UDI / Mouvement démocrate / PCD) - qui fut élue - pour les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 intitulé : «Mon plan d’action pour l’Ile-de-France».
Concernant la féminisation des termes, je constate (en 4ème de couverture) qu’il est question d’une «présidente», puis d’une «présidente entrepreneure».
Mais, à la suite d’une lecture plus précise, je dois constater que ce féminin ne s’applique qu’à elle. Je lis en effet, après : «candidat», «entrepreneurs», «demandeurs» [d’emploi], «salariés», «auto-entrepreneurs», «chercheurs», [jeunes] «chercheurs», [alternance pour] «tous», «apprenti» «apprentis» (2 fois), «enseignants» (3 fois), «boursiers» [méritants], «Franciliens» (7 fois), «bacheliers» [mention Très bien], «chefs d’entreprises», «salariés», [parcours du] «combattant», «retraités», [anciens] «combattants», «étrangers» [en situation irrégulière], «élus» (2 fois), «agents de lycées», «fraudeurs», «voisins» [vigilants], «lycéen», «lycéens», «aidants» [familiaux]». Et s’il est question une fois d’«infirmier(e)s», on note quatre lignes plus bas, qu’il n’est plus question que du diplôme d’«infirmier» [à bac +5]. Enfin, on lit dans la rubrique : «D’avantage de logements pour les jeunes» qu’il est question d’un «[effort particulier pour l’accueil des] «filles» (p.10) et, dans la rubrique «Soutenir les familles» de «[d’avantage de logements pour les] «femmes» [victimes de violences conjugales] ». J’oubliais…Dans l’intransigeance sur «les valeurs de la République», il est question au singulier de l’«égalité homme / femme». (Cf. Politique. Egalité)

Langage («Féminisation» du. Contradiction) (1) : Serge Moscovici [1925-2014], auteur de :
«Certes, il faut que les femmes se préoccupent de l’exploitation matérielle, de l’oppression sexuelle, qu’elles luttent pour leurs droits politiques, professionnels et économiques tout autant et plus qu’elles ne l’ont fait jusqu’à ce jour. Ceci contribuera à changer leur vie, en tant que citoyens, travailleurs, individus biologiques13

Langage («Féminisation» du langage. Contradiction) (2) : Lu, dans le livre d’Annette Wieviorka, Maurice et Jeannette, Biographie du couple Thorez :
«Mounette Dutilleul, un des acteurs principaux de cette histoire qu’elle raconta dans les années quatre-vingt […] …» 14

Langage («Féminisation» du. Refus) : Je reçois ce jour [30 mars 2017] un bulletin d’adhésion aux «Amis du Monde Diplomatique», accompagnée d’une lettre signée du «Directeur du Monde Diplomatique» et du «Président des Amis du Monde Diplomatique», qui s’intitule : «Lecteurs, devenez aussi des Amis !»
- De la permanence des structures psychiques intellectuelles patriarcales…

Langage («Féminisation» du. Résistance) (1) : Les limites de la féminisation des mots : ceux qui au masculin désignent la fonction qu’exerce un homme et qui, féminisé, a une toute autre signification : celle d’un objet : un jardinier, une jardinière ; un cuisinier, une cuisinière ; un chevalier, une chevalière… À deux reprises, j’ai entendu cet argument aux fins [de tenter de] délégitimer la critique de l’hégémonie du masculin. (À prolonger)

Langage («Féminisation» du. Résistance) (2) : Jean-Louis Bourlanges (ancien député européen, professeur à Sciences-po, ‘centriste’ devenu ‘Macronien’) réagit, en 2015, à la féminisation du terme de «représentant», ce qui le choque et qu’il récuse. Il se reprend et évoque alors : «[…] la Haute représentante, comme on dit dans cette atmosphère de féminisation […] grammaticale qui est condamnée, comme vous le savez par l’Académie Française, pour de très solides raisons… Je crois que la cause des femmes doit s’exprimer sur d’autres terrains - il butte sur le mot…- que l’efficacité.» (Ou, après réécoute, «avec plus d’efficacité») 15
La signification et / ou la validité de l’argumentaire étant absente, je ne peux retenir que de l’argument d’autorité. Et l’on voit bien ici, qu’au delà de la féminisation du mot, ce qui est en cause c’est bien la volonté de décider des hiérarchies et donc garder du (le) pouvoir. (Cf. Homme «Politique». France. XXIème siècle, Féminisme, Langage. Académie Française)

Langage (Galimatias) : Roger Judrin [1909-200], auteur de :
«L’obscurité m’était odieuse quand elle venait du galimatias16
- Se prémunir de «l’obscurité» : vaste chantier, jamais terminé. (Cf. Êtres humains. Penser. Style)

Langage (Héritier Françoise) : Françoise Héritier, présentée par France Culture, en sus de ses titres et fonctions au Collège de France - avec ou sans sa caution ?, en 2015, comme «militante féministe», auteure de :
«[…] Lorsqu’il s’agit de souvenirs vraiment privés, je parle au féminin et lorsqu’il s’agit d’impressions universelles, je parle au masculin ; parce que, là, je ne peux pas dire que ce sont uniquement des femmes qui peuvent avoir ce type de souvenirs. […] Mais la plupart du temps, on ne peut pas savoir si c’est masculin ou féminin […] Mais, de temps en temps, effectivement, il fallait choisir. Mais je parle de façon, oui, universelle […] » 17
- Dans cet entretien, elle attira cependant justement l’attention sur l’absence «non neutre» du neutre dans la langue française. (Cf. Patriarcat)

Langage (Internationale Situationniste) : Lu dans L’Internationale situationniste [1963] :
- «Le problème du langage est au centre de toutes les luttes pour l’abolition ou le maintien de l’aliénation présente ; inséparable de l’ensemble du terrain de ces luttes. Nous vivons dans le langage comme dans l’air vicié. Contrairement à ce qu’estiment les gens d’esprit, les mots ne jouent pas. Ils ne font pas l’amour comme le croyait André Breton, sauf en rêve. Les mots travaillent pour le compte de l’organisation dominante de la vie. […]» 18
- «Il est impossible de se débarrasser d’un monde sans se débarrasser du langage qui le cache et la garantit, sans mettre à nu sa vérité. […]» 19
- «La confusion est devenue telle, dans l’organisation du langage, que la communication imposée par le pouvoir apparait comme une imposture et une duperie.» 20
- Fort juste, fondamental même…

Langage (Koestler Arthur) : Arthur Koestler [1905-1983], auteur de :
«[…] Le langage cristallise des croyances intuitives et des idéologies agressives.» 21
On pourrait tout aussi bien inverser les adjectifs, et, en outre, s’interroger sur sa signification.

Langage (Kraus Karl) : Karl Kraus [1874-1936], auteur de :
«Le langage est la mère, non la servante de la pensée22 Ce distinguo nous aide t-il à [mieux] penser ?

Langage (Lévi-Strauss Claude) : Claude Lévi-Strauss [1908-2009), dans sa leçon inaugurale au Collège de France, le 5 janvier 1960, évoque «un langage qui serait cohérent comme tout langage» 23 : ? (Cf. «Sciences» sociales. Anthropologie. Ethnologie)

Langage (Luca Gherasim) : Gherassimov Luca [1913-1944], auteur de : «Une lettre, c’est l’être lui-même» et de : «Je dis à peu près ceci pour dire cela.» 24 Distinguo entre le ‘signifiant’ et le ‘signifié’ ? : vaines querelles de mots ? Verbiage ?

Langage (Obscur) : Georges Vedel [1910-2002], constitutionaliste, concernant la loi dite sur la parité, auteur de :
«C’est exprès que le constituant énonce un texte obscur dont l’objet est très précisément de se débarrasser du devoir d’être clair, ce qui peut être, laissera les lecteurs du texte le comprendre avec l’illusion pour chacun qu’on va ‘dans le bon sens’, c’est à dire le sien.» 25
- Universel…et bien radical pour un auteur si ‘respectable’…

Langage (Patriarcal. Castoriadis Cornelius) (1) : Cornelius Castoriadis [1922-1997], auteur en 1963 d’un article dans Socialisme ou Barbarie, intitulé : La jeunesse étudiante qui commence ainsi :
«Ils sont 250.000 à n’être ni des enfants ni des hommes.»
Puis, après avoir précisé qu’il s’agit «évidemment d’un groupe extrêmement hétérogène», on lit que, contrairement à l’ouvrier, l’étudiant «a rarement un femme et des enfants à nourrir.» 26 (Cf. Patriarcat)

Langage (Patriarcal. Castoriadis Cornelius) (2) : Cornelius Castoriadis [1922-1997], auteur de :
«[…] Après ma séparation d’avec ma compagne». 27 Au lieu et place de : «Après la séparation entre ma compagne et moi-même» ; ou «Après que ma compagne et moi-même, nous nous soyons séparés». (Cf. Famille. Castoriadis Cornelius, Langage. Possessif, Patriarcat, «Sciences» sociales. Psychanalyse…)

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) : Jean-Paul Sartre [1905-1980], auteur de :
- En 1945 : [Concernant la situation au États-Unis aux lendemains de la guerre] :
«Ce qui, ici, frappe le plus peut être, ce sont les restrictions de main d’œuvre. Partout où c’est possible, on utilise les femmes. Mais le service est lent. Dans les magasins, chaque vendeuse s’occupe à la fois de plusieurs clients.» 28
- Même année : «Qu’il écrive ou travaille à la chaîne, qu’il choisisse une femme ou une cravate, l’homme manifeste toujours : il manifeste son milieu professionnel, sa famille, sa classe et, finalement, comme il est situé par rapport au monde entier, c’est le monde qu’il manifeste.» 29
- Même année : «Il n’est pas rare que l’on opte pour une vie passionnelle plutôt que pour une vie raisonnable. Mais c’est qu’à l’ordinaire, on aime les objets de la passion : les femmes, la gloire, le pouvoir, l’argent. [...]» 30
- En 1946 : [concernant ses «anciens élèves», «mariés de bonne heure», «pères de famille avant d’avoir fini leurs études», qui «reçoivent à la fin de chaque mois, un mandat de leur famille qui ne leur suffit pas»] : «Ce sont des demi travailleurs, en partie comparables à des femmes entretenues, en partie à des ouvrières à domicile.» 31
- Même année, [concernant la littérature, l’art] : […] «Ce mal marié qui écrit du mariage avec talent, on dit qu’il a fait un bon livre avec ses misères conjugales. Ce serait trop commode : l’abeille fait du miel avec la fleur parce qu’elle opère sur la substance végétale des transformations réelles ; le sculpteur fait une statue avec du marbre. Mais c’est avec des mots, non pas avec ses ennuis que l’écrivain fait ses livres. S’il veut empêcher que sa femme soit méchante, il a tort d’écrire sur elle : il ferait mieux de la battre. [...]» 32
- Entre 1952 et 1954, dans trois textes publiés dans les Temps Modernes, intitulés Les communistes et la paix, 33 on lit :
* [concernant les hommes politiques français] : «Sont-ce des hommes d’Etat, ces catholiques aux nerfs de filles qui s’évanouissent à la tribune […]» (p.258) ;
* [concernant la répression Versaillaise des Communards et Communardes en 1871] : «Dans les yeux de leurs prisonniers - ces yeux fixes que les belles Versaillaises s’exerçaient à crever du bout de leurs ombrelles» […] (p.276) ;
* [concernant la bourgeoisie française après la répression de la Commune], Sartre évoque «l’ignoble jubilation de ses bonnes feuilles et de ses honnêtes femmes» (p.279) ;
* [concernant les petits patrons] : «Un congrès syndical met le capitalisme en question ? c’est qu’on veut lui couper la gorge et lui violer ses filles» (p.285) ;
* [concernant la France du début de années 50] : «Nous vivons le temps de le récrimination et du regret ; la France, c’est Jeanne La Folle couchée sur son beau mari pourrissant». (p.321)
- En 1954 : [concernant la représentation d’un «vieil eunuque», d’un «vieil homme» (Chinois)] : «[…] c’est la vieillesse et non la Chine qui lui a tanné la peau. Il ressemble à une femme ? peut être : mais c’est que la différence des sexes tend à s’effacer avec l’âge.» 34
- En 1958, [concernant Jacqueline Guerroudj [1919-2015] et Abdelkader Guerroudj, condamnés à mort en 1957 par la justice française pendant la guerre d’Algérie] : «Lui, c’est un responsable politique qui assurait les liaisons entre les combattants de la Libération et la direction du FLN. Elle, c’est une petite bourgeoise de la ‘Métropole’ qui a voulu prendre sa part de risques parce qu’elle approuvait l’entreprise de son mari.» Pour précision, Jacqueline Guerroudj fut, juive, internée par les nazis en France, s’est engagée pour l’indépendance algérienne, était communiste, a rejoint le FLN et est considérée en Algérie, ou elle vécut jusqu’à sa mort, comme une «moudjahida» (ancienne combattante). 35
- En 1960, [concernant Paul Nizan] [1905-1940] : «[…] Il vécut chez sa fiancée, entra au P.C, se maria, eut une fille», […] suivi, cinq lignes plus bas, de  : «il vivait en famille ; sa femme lui avait donné un second enfant, un fils. […]» 36
- En 1971, [concernant Flaubert] : «Dans sa correspondance, il se livre comme sur le divan du psychanalyste, au contraire de George Sand, par exemple, qui, dans la sienne, ne cesse de se dissimuler.» 37
- En 1975 [concernant ses relations avec Albert Camus] : «Il avait un langage très vert, moi aussi d’ailleurs, on se racontait un tas de cochonneries et sa femme et Simone de Beauvoir feignaient d’être scandalisées». 38
- En 1975 [concernant sa «vie privée», dans «l’avant guerre»] : «Je considérais qu’elle devait plutôt être faite d’agréments […] femmes, bon repas, voyages, amitiés». 39 (Cf. Hommes. Intellectuels. Sartre Jean-Paul, Penser, Patriarcat)

Langage (Pensée féministe) : Dès lors qu’un concept, un terme, un mot, qui, bien que ne se référent qu’aux seuls hommes a été pensé comme ayant été assimilé à l’universel, sa seule permanence contribue à perpétuer le patriarcat. En effet, du seul fait de la permanence de son usage, ne serait-ce que du fait de sa propre inertie, sa première signification, quand bien même celle-ci serait-elle, rationnellement, raisonnablement, logiquement invalidée, par les féministes inclues, se perpétue.
Un exemple : [écrit en 1923] «Aujourd’hui, nous avons le suffrage universel, mais les femmes n’ont pas encore le droit de voter […]» 40
- Posé ainsi, les résistances aux bouleversements linguistiques imposées par les féministes se comprennent mieux : ce qui est ébranlé en effet ce sont les structurations mentales, psychiques, les représentations historiquement intégrées dans la conscience collective du monde depuis des siècles - et donc celles de chacun-e au monde - telles qu’elles se manifestant par le langage. L’usage, l’habitude, l’attachement à la tradition vont à l’appui de la résistance antiféministe, laquelle est d’autant plus forte qu’elle est moins arrivée à la conscience, à la raison, à la pensée. (Cf. Féminisme, Patriarcat, Penser)

Langage (Pensée féministe. Comment la tuer) : Aucune analyse critique n’est pensable dans le cadre des concepts forgés par les personnes, les idées, les intérêts, la pensée du monde que l’on combat. En d’autres termes, on ne peut lutter contre un système de domination avec les termes qui l’ont fondé, qui le légitime, le justifie. L’emploi d’un seul d’entre eux suffit à interdire la justesse d’un raisonnement. Or, si l’on admet que toute la pensée est patriarcale et que la pensée féministe n’a que fort peu déstabilisé les normes dominantes, force nous est de reconnaître que, la plupart du temps, nous n’avons en notre possession que des outils intellectuels inappropriés à une critique féministe.
- Plus encore, non seulement, les scories qui encombrent cette pensée se maintiennent encore trop souvent, mais ‘on’ nous en rajoute sans cesse : après genre (inter-genre, trans-genre, cis-genre, pluri-genre, genre-pluriel, binarisme de genre…) et queer (gender queer…), il est question de sextrémisme, d’intersexe, de cis-sexisme, d’intersexuation, d’intersexualité, d’hétérosexisme, d’alter-sexualité, de rétrosexuel, d’intersexion, d’asexualité, de sexonomie, d’aliosexuel, d’asexualité, de sexo-séparatisme, de contrasexuel, de cissexualité, d’homme (cis), de post transexualité, de transexualité, de transsexualisme, de transcongugalité, de transphobie, de transidentité, transidentitaire, de transféminisme, de transféminicide, de [groupes] transpédégouines, de transféminisme, de fémonationalisme, d’homonationalisme, de transmisoginie, d’hétéropatriarcat, d’hétéronormativité, de phobie, de lgbtphobe, de consubtantialité, d’agency (agentivité), de généricide, d’intersectionnel, intersectionnalité, de porno-activisme, de sexorcisme, d’atypisme sexuel, de transmasculinité, d’homonationalisme, d’intersectionnalité… [novembre 2014-avril 2016]
- Le seul concept actuellement valide, valable, celui qui doit sans cesse être enrichi, critiqué, complexifié, mais qui doit, selon moi, être sauvegardé : le patriarcat. (Cf. Féminisme, Patriarcat, penser, Sexe-s)

Langage («Réel») : Le langage crée le réel, modèle le futur. Pour ce faire, il lui faut détruire, substituer, imposer une autre langue, dont la novlangue d’Orwell (dans 1984) fut la première éclatante manifestation. Depuis lors, ces impositions ont été rendues plus subtiles, mais aussi, bien souvent encore, fort grossières. Je n’en veux pour expressions que l’imposition de tant et tant de mots qui, soit ne veulent rien dire, soit ont été l’objet de tant d’interprétations qu’ils ne peuvent plus être considérés comme signifiants de quoi que ce soit. Et c’est sur ce théâtre d’ombres qu’ont lieu l’immense majorité des débats dits politiques et «culturels». (Cf. Penser. Réalité, Patriarcat, Politique)

Langage (Saussure Ferdinand de) : Ferdinand de Saussure [1857-1913], auteur de :
«La langue est un système dont tous les termes sont solidaires et où la valeur de l’un ne résulte que de la présence simultanée des autres.» Que de perspectives critiques ouvertes par cette assertion…41

Langage (Steiner George) : George Steiner, auteur, en 1994, de :
«Le discours qui tisse les institutions sociales, celui des codes, des lois, du débat politique, de l’argumentation philosophique et des œuvres littéraires, la rhétorique immense des médias - tous pourris par des clichés sans vie - par un jargon dénué de signification, par des faussetés intentionnelles ou inconscientes. La contagion s’est étendue aux centres nerveux du discours privé. Dans une dialectique d’infection réciproque, les pathologies du langage public, particulièrement ceux du journalisme, des œuvres de fiction, de la rhétorique parlementaire et des relations internationales, contribuent à affaiblir et à falsifier les tentatives faites par la psyché individuelle pour communiquer vérité et spontanéité.» 42
Sans cautionner certains termes («contagion», «infection», «pathologie» notamment), il est nécessaire - et beaucoup s’y emploient - de s’inspirer de cette analyse, mais en y incluant le fait - majeur - que les femmes ont, depuis des siècles, été exclues des lieux de l’élaboration du langage, sans oublier leur (non) droit à la parole…

Langage (Sujet) (1) : Entendu :
«Quand j’étais en train de perdre ma femme…». 43

Langage (Sujet) (2) : Suite : Le sujet que l’on privilégie décide de la nature du raisonnement qui le suivra. Et révèle les présupposés de leur auteur-e.
Par ailleurs, soit le sujet disparaît, et l’auteur-e, la responsabilité, l’être humain disparaît : remplacés comment, par quoi ?, soit il est maintenu : pour signifier quoi ?
- Un exemple : «Son indépendance lui a valu des ennuis avec la censure», au lieu et place de : «La censure….»
* Ajout. 4 août 2016. Lu, dans le Dictionnaire du cinéma de Jean Tulard, concernant l’actrice «Anna Karina : «Signe particulier : a jadis porté malheur aux films qu’elle tournait ; en effet, Le petit soldat et La religieuse furent interdits». 44 (Cf. Culture. Cinéma)
* Ajout. 26 aout 2016. Lu, dans Fritna de Gisèle Halimi, concernant sa mère : «C’est beauté de Fritna qui provoqua la demande en mariage45
* Ajout. 21 septembre 20016. Entendu sur LCI : «Quand le génocide est allé au terme de sa logique.» 46
* Ajout. 17 octobre 2017. Bernard Lemettre, auteur du livre : «Je veux juste qu’elles s’en sortent. Mon combat pour briser les chaînes de la prostitution». 47
* Ajout. 21 octobre 2016. Lu, dans Le Figaro : «Areva : la baisse des effectifs crée des tensions». 48
* Ajout. 2 novembre 2016. Entendu sur France Culture : «Jacob Zuma [Président de l’Afrique du Sud] accumule les scandales.» 49
* Ajout. 16 novembre 2016. Entendu sur France Inter : «Le Médiator a trouvé sa bête noire : c’est Irène Frachon». 50
* Ajout. 22 novembre 2016. Lu dans Le livre noir des femmes : «Ciuda Jauarez - passage de obligé vers les États-Unis - offre des facteurs de risques élevés.» 51
* Ajout. 26 décembre 2016. Entendu dans un film d’Arte, intitulé Le plus vieux métier du monde : «La syphilis déferle sur l’Europe». 52
* Ajout. 21 janvier 2017. Lu dans Le bréviaire de la haine de Léon Poliakov : «[…] «Les chambres à gaz continuaient leur œuvre.» 53
* Ajout. 28 janvier 2018. Lu, dans un livre consacré à Marie-Louise Girod [1915-2014] qui évoque ici son enfance : «[…] La classe finie ramène les mères [pas question de rentrer seule à la maison].» 54
* Ajout. 1er février 2017. Lu : «Le charbon est une toute autre histoire que le fer, puisque le charbon a été catholique, le charbon a toujours voté à droite55
* Ajout. 1er février 2017. Lu : «[…] des étrangers mal intégrés provoquent des phénomènes de rejet.» 56
* Ajout. 4 février 2017. Lu : «Lorsque les Africains ont été amenés aux Antilles […]» [Me Pau-Langevin, alors présidente du MRAP (Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples), ministre d’Outremer de 2014 à 2016] 57 (Cf. Enfant, Crime d’État. France, Femme «Politique»)
* Ajout. 13 février 2017. Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier : «Les grands boulevards portent au vice». 58
* Ajout. 6 avril 2017. Entendu : «un inceste qui a duré plusieurs années»
* Ajout. 7 avril 2017. Entendu : «La sexualité des jeunes commence maintenant à 15 ans
* Ajout. 29 avril 2017. Lu : «La France […] subit un taux de chômage de 10%» 59
* Ajout. 2 mai 2017. Lu : «Il avait un long passé de vol à main armée» 60
* Ajout. 23 mai 2017. Lu : «Une défaite humiliante avait terminé la triste guerre d’Indochine61
* Ajout. 4 juin 2017. Entendu : «L’attentat a tué 25 personnes»
* Ajout. 6 juin 2017. Lu : «La révolution a dérapé» ; «La vie sentimentale et sexuelle de Jouvet, en ces années là, connut d’importants méandres» ; «La sœur de Claudel qui a connu tente années d’internement…». 62
* Ajout. 9 juin 2017. Lu dans le Dictionnaire des femmes Célèbres : [Concernant Eleonore Teles de Menses, reine du Portugal. 1350-1405] : «Sa beauté inspira une si violente passion à Ferdinand 1er, roi du Portugal, qu’il l’enleva à Jean de Cunha son mari, et l’épousa […]» ; [Concernant Jeanne d’Albert. 1528-1575] : «Une arquebuse la rendit veuve» ; [Concernant Charlotte-Rose La Force. 1654-1724] : «[…] des vers licencieux la firent enfermer dans un couvent peu avant sa mort» ; [Concernant Louise Michel. 1830-1905] : «Ses violences lui valurent plusieurs condamnations.» 63
* Ajout. 12 juin 2017. Lu dans Bouche cousue de Mazarine Pingeot : «La vie le déborde, la vie lui fait commettre quelques erreurs de précipitation, mais […]» 64 [Concernant François Mitterrand, son père, jeune]
* Ajout. 12 juin 2017. «L’invasion migratoire dont nous sommes l’objet» (Radio Courtoisie / Extrême droite)
* Ajout. 19 Juin 2017. «La Syrie génère le plus de déracinés» 65(concernant l’augmentation du nombre de réfugié-es dans le monde).
* Ajout. 20 juin 2017. Lu : «La mode homme s’interroge à Milan» 66
* Ajout. 27 juin 2017. Lu : «Les femmes font encore bien peu de préfets67
* Ajout. 30 juin 2017. Entendu : «Quand la trisomie 21 s’invite dans les familles68
* Ajout. 9 juillet 2017. Lu : «Une bavure aérienne tue 47 civils» 69

* Ajout. 15 juillet 2017. Lu : «À partir du moment où le sexe de la femme commence à prendre une importance médico-sociale […]» 70
* Ajout. 22 avril 2017. Entendu : «La vague de protestation contre le président Maduro (au Venezuela) a fait plus de 100 morts.» 71
* Ajout. 9 août 2017. Lu : «La primaire [des Verts] a très mal tourné. 12 novembre 2011]» 72 [
* Ajout. 15 août 2017. Entendu : «Le pays (le Portugal) a mis la tête hors de l’eau73
* Ajout. 19 août 2017. Lu : «La mort de l’enfant avait repris possession de la salle [du tribunal].» 74
* Ajout. 23 août 2017. Lu : «La réforme du code du travail amorce sa dernière ligne droite.» 75
* Ajout. 9 juillet 2017. Lu : «Une bavure aérienne tue 47 civils» 76
* Ajout. 6 septembre 2017. Lu : «Le couple Macron fait revenir les français dans les kiosques» 77
* Ajout. 9 septembre 2017. «Un contrôle qui a mal tourné». [Un mort. Tué par la police]
* Ajout. 15 septembre 2017. «La faim progresse de nouveau dans le monde». 78
* Ajout. 16 Septembre 2017. «Les denrées alimentaires ne sont pas exemptes de cette exploitation» 79
Poursuivre et en dégager l’analyse.

Langage (Sujet) (3) : Le choix du sujet, sinon détermine le raisonnement, du moins en révèle les prémisses. Là, doit commencer l’analyse…à effectuer…

Langage (Synonyme) : Je cherche [2016] un synonyme à «appauvrir». J’y découvre : «émasculer», «efféminer», «féminiser». (Cf. Féminisation du langage)

Langage (Syntaxe) : L’incohérence du monde se lit dans celle de sa syntaxe : les verbes sans sujet ; le sujet devenu objet (et inversement) ; le sujet subsumé dans une qualification pénale [«l’infanticide»] ; le substantif adjectivé (et inversement) ; les possessifs signifiant indistinctement êtres humains et objets ; etc.…(À prolonger).
* Pour une caricature, si politiquement signifiante, cf. les textes de critiques politiques sur les fondements d’une critique linguistique d’Amnesty International. 80

II. Langage. Académie française :

Langage (Académie française. Abbé Morellet. 1805) (1) : L’Abbé Morellet [1727-1819] était, en 1805, en charge (avec d’autres) du Dictionnaire de l’Académie française. Voici ce qu’en écrit madame de Rémusat dans un lettre du 13 juin 1805 à son mari, faisant état d’une discussion qui avait eu lieu chez elle :
«L’Abbé Morellet prétend que ce sont les ouvrages de femmes qui le gênent le plus pour la signification des mots et la manière de les employer. Notre amie, Madame de Sévigné, le désole et, comme il ne fait pas grand cas de tous ces riens de sentiment dont les compositions féminines tirent leur plus grand charme, il consentirait volontiers à les brûler toutes et à nous interdire d’en essayer jamais. Galois, en galant chevalier nous a défendues. Il a soutenu que la littérature perdrait une branche importante, en interdisant aux femmes le droit d’écrire et il prétend que les négligences de style ne sont que des manières plus heureuses d’exprimer leurs pensées.» 81 (Cf. Femme. Écrivaines, Langage, Patriarcat)

Langage (Académie française. Barrès Maurice. 1906) (2) : Lu dans le Journal de l’Abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 14 avril 1911 :
«Madame de Noailles m’a raconté aussi ses rapports avec Maurice Barrès [1862-1923. Académicien en 1906]. Elle eut pour lui de la vénération, de la dévotion qu’on a au seigneur. […] Elle m’a dit aussi en passant tout ce que Barrès lui devait, ses Amitiés françaises, Le Voyage à Sparte. Et combien elle avait travaillé à son entrée à l’Académie française82

Langage (Académie française. France Anatole. 1909) (3) : Lu dans le Journal de l’Abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 24 février 1909 :
«Aujourd’hui, mercredi des cendres, été déjeuner chez Madame de Cavaillet avec Anatole France [1824-1924, Académicien depuis 1896] […] Ce qui fait qu’on ne parle plus aujourd’hui la vraie langue française, disait France, c’est l’invasion des bonnes étrangères.» 83

Langage (Académie française. Henri Massis. 1913) (4) : Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 10 décembre 1913 :
«Déjeuner chez Francis de Croisset. Henri Massis [1886-1970. Sera Académicien en 1960] m’a intéressé. […] Il insiste sur l’ignorance où sont les catholiques. Il faut une culture supérieure catholique. Lui et ses camarades seront des catholiques obéissants. Il est hostile au libéralisme, au modernisme. Il croit à un mouvement chez les jeunes universitaires, mais ce qu’il y a de plus difficile à remuer, ce sont les jeunes filles qui ont passé par l’Université et qui sont enivrées de la libre pensée.» 84

Langage (Académie française. James Francis. 1921) (5) : Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 15 avril 1921 :
«James [1868-1938] ne songe plus à l’Académie Française. Il faut pour y arriver, faire de trop vilaines choses.» 85

Langage (Académie française. Noailles Madame de. 1923) (6) : Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 22 avril 1923 :
«Madame de Noailles [1876-1933] n’est pas pour l’entrée des femmes à l’Académie française. Elle trouve que la femme est à la remorque de l’homme, qu’il y a en elle, du fortuit et du greffé, qu’elle est un accident86
- Anna de Noailles n’en acceptera pas moins d’être élue, comme Colette après elle, à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, qui, elle acceptait les femmes.

Langage (Académie française. Mauriac François. 1941) (7) : François Mauriac [1885-1970] à Maurice Garçon [1889-1967] le 26 juin 1941 :
«Vous n’imaginez pas la belle étude de sénilité qu’on peut faire à l’Académie française…Il y a trop de vieillards. Sous prétexte de conservatoire des belles-lettres, on fait une collection de gâteux.» 87

Langage (Académie française. Gould Florence (S.D) (8) : Jean Chalon dans le livre qu’il a (notamment) consacré à Florence Gould [1895-1983], «l’une des femmes les plus riches du monde», après avoir évoquée les prix littéraires qu’elle créait, ‘aidée‘ par Jean Denoël, écrit :
«Les prix fondés, les chèques signés, la sirène [c’est ainsi qu’il la nomme] ne s’en souciait plus et n’intervenait pas dans leur attribution. Elle se souciait surtout de faire entrer ses amis écrivains à l’Académie Française. Florence souffrait de fièvre verte par personne interposée, et, quand son favori était élu, souvent grâce à son entremise et à ses déjeuner du Meurice [l’hôtel où elle avait une «suite»], elle siégeait, lors de la réception sous la Coupole, au premier rang, comme il sied à une triomphatrice. Avec la vin de champagne, l’Académie Française constituait l’une des faiblesses de Florence
- Jean Chalon écrit aussi :
«La même, à la fin de sa vie, n’avait plus grande illusion sur les gens de lettres et soupirait : ‘Les écrivains ? Tous des cocottes’88

Langage (Académie française. Djebbar Assia. 2005) (9) : Assia Djebar [1936-2015], le jour de sa réception à l’Académie française, le 16 juin 2005, était vêtue d’une longue robe noire. À Pierre Nora qui, la concernant, l’interrogeait, elle répondit:
«C’est une robe de deuil pour un jour de deuil.» 89

Langage (Académie française. Delay Florence. 2012) (10) : Florence Delay, au début de son discours de réception à l’Académie française, s’adressa à ses «pair-es» en ces termes :
«Il me semble, Mesdames, (aux deux femmes Académiciennes : Jacqueline de Romilly et Hélène Carrère d’Encausse), que je vous dois autant de reconnaissance, qu’à vous, Messieurs, qui êtes plus nombreux…»
- On a connu des critiques plus…frontales (?) 90 (Cf. Femme. Remarquable, Politique. Nationalisme)

Langage (Académie française. Delay Florence. 2014) (11) : Florence Delay, auteure de :
«Si le cardinal de Richelieu avait pensé aux femmes [lorsqu’il a fondé l’Académie Française, sous le règne de Louis XIII en 1634], il avait tout ce qu’il fallait à sa disposition (!) : Madame de Lafayette, Madame de Sévigné, Mademoiselle de Rambouillet, Madame Scarron, la marquise de Sablé - qui a écrit une partie des Maximes de La Rochefoucauld - il avait pléthore de… de ces femmes dont Molière a eu tort de se moquer, sous le nom de Femmes savantes et de Précieuses ridicules. Il n’a pas voulu. Et, dès le début, ca a été une société d’hommes».
* …Et ça l’est resté durant encore 345 ans…. 91 (Cf. Femme (Remarquable. Marquise de Sablé. Delay Florence). Langage)

III. Langage. Genre (Critique du) :

Langage (Genre) (1) : «Genre» : terme qui en toute rigueur, ne veut rien dire, mais sans lequel nul-le chercheur/seuse du CNRS et/ou de l’Université ne peut plus penser. Tue efficacement la pensée féministe : c’est d’ailleurs sa fonction et sa finalité. 92
«Le genre», en effet en permettant sinon de supprimer, du moins de pouvoir ne pas avoir à employer les termes d’«hommes», de «femmes», donc d’«êtres humains» [fondé sur cette «différence»], a pour conséquence d’exclure de la pensée du monde, celle du féminisme.

Langage (Genre) (2) : En réintroduisant un ancestral pseudo-neutre qui ne fut pendant des siècles qu’un cache sexe du masculin [qui nous fut présenté comme universel] le seul emploi de ce terme interdit de voir, d’analyser, de penser le patriarcat et la domination masculine.

Langage (Genre) (3) : Ce n’est pas la pensée de «la différence des sexes» - qui déjà en elle-même ne signifie pas grand’chose - que le pseudo concept de «genre» veut abolir, c’est celle du patriarcat.

Langage (Genre) (4) : Le «genre» censé isoler les différences biologiques (assimilées à : sexes ? à : sexuelles ?) entre hommes et femmes de toutes les autres : sociales, psychologiques, mentales, économiques, démographiques, politiques, symboliques, allègrement mêlées, est, dès lors, de par sa confusion même d’une extraordinaire efficacité aux fins de légitimation du monde actuel, tel qu’en ses injustices il s’incarne.
Et ce tour de passe-passe, dont on a du mal à comprendre comment il a pu être un moment considéré comme «radical», n’aboutit en effet, en fin de course, qu’à régresser à celui de «genre humain», dont voici deux définitions :
- (1ère définition) : «Genre humain Nom masculin. Ensemble de toutes les espèces humaines, telles que l’Homo sapiens ou l’Homo habilis. Exemple : Le genre humain est aujourd’hui limité au seul Homo Sapiens ; les autres espèces ayant disparu».
- (2ème définition) : «Genre humain peut faire référence à : «Genre humains, le genre biologique des différentes espèces d’hommes ; Genre humain, un album de Brigitte Fontaine, Le Genre humain, revue interdisciplinaire».
Pour exemple : Je lis l’expression : «Les femmes, la moitié du genre humain». Avec le «genre», les hommes ont rejoints les femmes, seuls ou avec elles, au singulier, ou au pluriel. Une grande avancée sémantique….

Langage (Genre) (5) : Ce terme ne signifiant rien, peut donc signifier tout : dès lors il n’y a donc aucune limite, justement de ce fait, à son usage, à son emploi.

Langage (Genre) (6) : Il n’est enfin pas anodin de noter que ce terme n’existe pas en droit : il le sera sans aucun doute sous peu. (Cf. «Sciences» sociales. CNRS, Féminisme, Patriarcat, Penser, Pornographie, Sexe-s)
* Ajout. 1er septembre 2017. Le terme de «genre», d’«identité de genre», liés dans un terrifiant amalgame, dans une terrifiante confusion autorisant toutes les craintes, à «racisme, sexisme, homophobie», puis à «handiphobe», «transphobie», à «identité sexuelle», à «prétendue race», «sexe», «identité sexuelle»…a été introduit dans le droit par le décret n° 2017-1230 du 3 août 2017 relatif aux provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire.

Langage (Genre) (7) : Chercher un antonyme à «genre»…

Langage (Genre) (8) : On ne combat pas des abstractions. On les récuse.

Langage (Genre. À toutes les sauces) : [2014. 2015] Quelques intitulés de séminaires, colloques, appels à contrats, articles [Recherche/Université]...: «Violence de genre et communication» ; «Genre et engagement» ; «Genre, sexualité et classe dans les trajectoires d’engagement» ; «Genre, sexualité et handicaps. Quand le genre empêche de jouir» ; «Genre, psychotropes et réduction des dommages» ; «Pratiques genrées et violences entre pairs en milieu scolaire» ; «Femmes, genre et technologies de l’information et de la communication» ; «Genre, Médias et Communication» ; «Genre et violences de masse» ; «Le genre entre transmission et transgression» ; «Les lois du genre» ; «Les processus de transmission et de transgression du genre» ; «Genre, migrations et emplois domestiques en France et en Italie» ; «Genres pluriels» ; «Genre et violence» ; «Genre, classe et race. Rapports sociaux et construction de l’altérité» ; «Genre et médias en France : de La Fronde à Causette» ; «Genre, temporalités, pratiques des espaces» ; «Genre et psychanalyse : la différence des sexes en question» ; «Genre et alimentation» ; «Renforcer le genre dans l’Université» ; «Genre et gestion des catastrophes naturelles» ; «Renforcer le genre dans la recherche» ; «Genre, féminisme et controverses sur la prostitution» ; «Foulard, genre et laïcité» ; «Genre et histoire des institutions internationales» ; «Genre globalisé et localisations des politiques publiques» ; «Genre et travail indépendant : Les divisions sexuées du non salariat» ; «Questions de genre, questions de culture» ; «Espaces publics, genre et mobilisations actuelles au Proche Orient» ; «Le genre : politique, travail, droit et développement» ; «Police du genre» ; «Femmes, genre, féminismes en Méditerranée. Le vent de la pensée» ; «Gender Trouble : Lectures hispanophones de Judith Butler» ; «Le genre au coeur de la mondialisation» ; «Méthodologie en études genre» ; «La santé au travail au prisme du genre» ; «Femmes et habitat : une question 
de genre» ; «Histoire du genre dans les jeux» ; «Genre et utopie» ; «Théorie relationnelle du genre» ; «Peut-on changer de genre ?» ; «Démographie, genre et société» ; «Normes de genre et récits médiatiques : les violences des femmes» ; «Performances culturelles du genre» ; «Genre, Inégalités, Discriminations» ; «Le genre de l’intégration européenne» ; «Législations européennes, législations nationales et rapports de genre» ; «Parenté et techniques de reproduction assistée : les enjeux contemporains au regard du genre» ; «De l’importance du genre à l’ère nucléaire» ; «Des ‘Grandes Femmes’ ? Sexe et genre en protohistoire européenne» ; «Techniques du genre et jeux de violence» ; «Genre et légitimité culturelle» ; «Genre et travail indépendant» ; «Genre, Religions et Sécularisations» ; «Genre, politique et sexualités» ; «Genre, féminismes et mobilisations collectives» ; «Des controverses en tout genre : de l’usage polémique de la notion» ; «Masculin/ Féminin: la question du genre dans le cinéma et les séries anglophones» ; «Qu’est-ce que le genre ?» ; «Le genre à l'Ouest» ; «Les violences sexuelles dans Antiquité : où se joue le genre ?» ; «Violences faites aux femmes : féminisme, antiféminisme et genre» ; «Violences et rapports de genre» ; «L’usage de la ville par le genre» ; «Le handicap au croisement des identités (genre, classes sociales, ethnicité, sexualités, génération)» ; «Le genre des signatures» ; «Genre et classes populaires» ; «La sexuation des ados : genres, féminité, homophobie et port du voile» ; «Genre, personne, interlocution» ; «L’ordre de genre» ; «Dynamique du genre en Afrique» ; «Genre et excellence dans le monde académique» ; «Des femmes respectables. Classe et genre en milieu populaire» ; «Le genre dans l'art et les structures culturelles» ; «Genre, Mobilités, Spatialités» ; «Les figures de la ‘pute’ et du ‘pédé’ : les normes de genre dans la jeunesse» ; «Ordre et désordre dans le genre» ; «Transidentités : ordre et panique de genre. Le réel et ses interprétations» ; «Devenir élue. Genre et carrière politique» ; «Orientation sexuelle et Identité de genre» ; «Le corps pris aux maux. Rumeurs et fantasmes sur le genre» ; «Former envers et contre le genre» ; «Sexe et Genre : de la Biologie à la Sociologie» ; «Changer le genre de la présidence dans les séries télévisées américaines» ; «Genre et travail indépendant. Les divisions sexuées du non-salariat» ; «Genre globalisé et localisations des politiques publiques» ; «Le droit et les politiques familiales dans les DOM et en Nouvelle-Calédonie au regard du genre : universalité et égalité ?» ; «Gender and Genocide in the nazi area» ; «Genre et cinéma» ; «Genre et fiction» ; «Le(s) genre(s). Définitions, modèles, épistémologie» ; «Genre : concepts et approches» ; «Ouverture féministe, musique, genre, sexualité» ; «Genre, didactique et formation» ; «Genre, Modèles d’affaires et médias : retours d'enquêtes» ; «Parenté, genre et sexualité» ; «Genre Egalité Politiques Sociales» ; «Genre, Climat et la Transition Juste» ; «Care, Genre et environnement» ; «Les médias et l'alimentation au prisme du genre» ; «Genre, normes et psychanalyse» ; «Femmes, genre et féminisme en Méditerranée» ; «Le genre tout terrain. Des sexualités au religieux : quelles approches anthropologiques du genre ?» ; «(Non)mixité de genre» ; «Guerre et genre. Femmes chrétiennes et femmes musulmanes pendant la guerre d'Algérie» ; «La transmission du double nom de famille : une redéfinition des normes du genre ? ; «Le genre dans les sociétés égalitaires» ; «Le genre. Du déterminisme biologique au déterminisme socioculturel ?» ; «Questions de genre, questions de culture» ; «La Théorie du genre ou Le monde rêvé des anges» ; «Femmes et habitat : une question de genre ?» ; «Renforcer le genre à l’Université. Regards croisés d’expériences africaines, latino-américaines et européennes» ; «Genre et prostitution» ; «Le genre de la nation en Iran et au Tadjikistan. (Re)constructions et contestations des hétéro nationalismes» ; «Produire le genre : la construction sociale de la ménopause (France, XIXe et XXe siècles)» ; «Parenté, genre & affects à l’époque moderne : micro histoire et réseaux» ; «Rencontres du troisième genre» ; «Objets et fabrication du genre» ; «Genre, didactique et formation» ; «Genre en séries : cinéma, télévision, média» ; «L'égalité sous conditions : genre, parité, diversité» ; «Le genre, la ville» ; «Genre et santé» ; «Géopolitique du genre et féminismes en Asie orientale» ; «Le genre : un outil politique en Chine» ; «Quand des politiques publiques en viennent à être mises en cause à l’aune du principe d’égalité de genre - le cas des abattements pour conjoint au Japon» ; «Les normes de genre dans la presse masculine» ; «Femmes, genres et communismes» ; «Genre et politique dans la presse en France et au Canada» ; «Théories de la littérature. Système du genre et verdicts sexuels» ; «Genre en pratique» ; «Genre ou liberté. Vers une féminité repensée» ; «Genre et des rapports sociaux femmes/hommes» ; «Genre et Actions Liées à l’Egalité dans la Société» ; «Sociologie relationnelle du Genre : Personne, procréation et filiation» ; «Le genre de l'état-civil; l'infertilité, un concept utile en sciences sociales ?» ; «Le genre de la souillure dans le monde Méditerranéen antique» ; «Quel(s) genre(s) ? Enseignement, élèves, enseignant.e.s» ; «genre, personne, locution» ; «genre et méthode ethnographique» ; «Les médias et l’alimentation au prisme du genre» ; «Genre et jouissance» ; «Gendering Science: Women and Men Producing Knowledge» ; «Genre, didactique et FLE» ; «Genre et vieillesse depuis 1800» ; «Les catholiques et le genre. Une approche historique» ; «Le «socialisme réel» à l’épreuve du genre » ; «Scopophilia. Genre et politique du regard» ; «Des études sur le genre à l'éducation au genre» ; «Gender Crusades : Mobilizing Against Equality in Europe» ; «Femmes et hommes dans la société : une question de genre ?» ; «Genre, rapports sociaux de sexe et sexisme» ; «Genre, Révolution, Transgressions» ; «Gender and Technology: New capabilities or old, masked prejudices ? » ; «Gender in Arts Criticism» ; «Genre, génération, ethnicité. Explorer les mobilités des Nord(s) vers les Sud(s)» ; «L’astrologie aujourd’hui en France : quel ‘genre’ de divination ?» ; «Care, genre et travail social, enjeux éthiques et politiques. Le cas de l’animation socio-culturelle ; «Genre, médias et communication» ; «La prouesse et le risque. Genre et professions ‘à risques’» ; «Genre et politique» ; «Genre et recherche» ; «Genre, génération, ethnicité. Explorer les mobilités des Nord(s) vers les Sud(s)» ; «Décoloniser les savoirs sur le genre» ; «Le grand théâtre du genre» ; «Performance culturelle du genre ; «Dictionnaire des féministes et du genre» ; «Genre et nations partitionnées» ; «Le genre de l'état civil, entre identité personnelle et relations sociales» ; «Questions de genre. Comprendre pour dépasser les idées reçues» ; «Travailler l’Empire. Conversations et circulations genrées» ; «La Fragmentation du Gender dans l'Irak post-Invasion» ; «Pensées critiques du genre : travail, corps, nation» ; «Dynamiques du genre en Afrique» ; «La Femme nouvelle. Genre, éducation, révolution (1789-1830)» ; «Genre, féminismes et postcolonialité» ; «Espaces sexués, genrés, queer» ; «Le genre dans le monde chinois» ; «Genre et néo-orientalisme(s)» ; «Les mouvements sociaux autour de la question du genre au Pérou» ; «Croiser approches comparatistes & études de genre : le cas des masculinités» ; «Contribution à une histoire des normes de genre et de sexualité» ; «L’école à l’épreuve de la ‘théorie du genre’» : les effets d’une polémique» ; «Genre et séropositivité : les inégalités femmes-hommes face au VIH/sida» ; «Les transformations du régime du genre en Turquie» ; «Le double standard genré du vieillissement : le cas du cinéma français» ; «Pour la création d’un musée de l’histoire du genre» ; «Genre, féminisme et partis politiques» ; «La ville : quel genre , «Le genre des Lumières», «Genre et colonialité» etc., etc… (Cf. Êtres humains, Femmes, Féminisme, hommes, Patriarcat, Sexe-s […])
- Cf. Nicolas Boileau [1636-1711] : «Aimez vous la muscade ? On en a mis partout». 93

Langage (Genre. Approche «genrée») : Des conséquences politiques de l’emploi du «genre» : certain-es en sont réduit-es, sous l’égide de l’ONU, à «se féliciter de la prise en compte d’une approche genrée» [9/10 novembre 2012]. 94
* Ajout. 14 novembre 2014. Au Mali, «l’approche de Planification et la Budgétisation Sensibles au Genre (PBSG) consiste à utiliser les ressources, les systèmes et les processus budgétaires publics tant au niveau national que local pour financer l’égalité genre.» 95 De la bouillie pour les chats.

Langage (Genre. «Comme nous disons…») : Lorsque Michèle Perrot présentée par France Culture, comme «historienne et militante féministe» dans le cadre d’une série d’émissions consacrées aux «nouveaux féminismes», dit, en août 2016, cette phrase apparemment anodine : «[…] le genre, comme nous disons…» 96 elle présuppose, par l’emploi du «nous», un collectif qui serait défini par l’emploi du terme «genre». Quelle place accorder alors à celles, à ceux qui récusent l’emploi du ce terme, d’emblée placé-es, sans discussion, hors de ce collectif ? Le «nous» inclusif devient, comme tous les «nous», un «nous» d’exclusion. Quant à l’évidence de cette assertion - un simple constat - elle a pour conséquence de clore les réflexions, les débats sur la valeur de ce mot et sa signification politique ; elle participe à la constitution d’une communauté (universitaire, féministe, autre ?) supposée homogène, porteuse de mêmes normes, de mêmes signifiants, de mêmes valeurs. Et elle en marque dès lors la société dans son ensemble.
Enfin, l’absence de définition, de qualification du «nous», dès lors sans limites ni frontières, permet, autorise à faire évoluer, à ouvrir, fermer, élargir, restreindre ses champs d’application, selon que de besoin. (Cf. Femmes. Nous les…, Penser. Nous, Sciences Sociales. Sociologie. Nous)

Langage (Genre. Genèse) : Je découvre aujourd’hui [29 janvier 2015] dans mes archives, la présentation d’un colloque du CNRS [3 et 4 mars 1989] dans le cadre de l’ATP (Action Thématique programmée) : Recherche sur les Femmes et Recherches Féministes intitulé : «Sexe et genre». On y lit :
«Le colloque, premier en France en ce domaine, a pour objectif de dégager la valeur heuristique des deux concepts de sexe et de genre. Pour cela, nous avons cherché à réunir celles qui, principalement dans le cadre de l’ATP Recherches sur les femmes et recherches féministes, ont contribué à une avancée théorique incontestables. S’appuyant généralement sur des recherches empiriques et sur la construction de l’identité de genre, y compris dans le domaine de la biologie, leurs travaux permettent une comparaison des diverses problématiques et de leur pouvoir explicatif. Ils aboutissent par ailleurs à la déconstruction de grandes catégories produites par différents champs disciplinaires ainsi qu’à une critique «féministe» des sciences.»
C’est bien le CNRS qui a donc, en France, le premier, reconfiguré les «recherches sur les femmes et les recherches féministes» en deux concepts «sexe et genre» dont il affirme qu’ils ont une «valeur heuristique». Comment peut on asséner, dans le cadre d’un verbiage absurde, un tel mensonge ? Enfin, les guillemets finaux à «féministes» doivent être notés à leur juste signification.
- Je dois préciser qu’en faisant état en 1986 du colloque de Toulouse, je n’ai pas alors été consciente de l’importance politique de l’ajout de ce nouveau concept, dont j’avais simplement noté l’émergence. 97 (Cf. «Sciences» sociales. CNRS, Sexe-s […] )

Langage (Genre. «Mauvais») : Sous couvert de «mauvais genre», les pires horreurs peuvent être - et sont - justifiées.

Langage (Genre. Pape François) : Le Pape François, auteur de :
«[…] Ce que j’ai dit regarde le mal qu’aujourd’hui on fait avec l’endoctrinement de la théorie du genre. […]» 98
Il n’y a pas de «théorie du genre», car on ne peut théoriser ce qui n’est pas un concept ; c’est le mot lui-même qui pose problème, pas sa pseudo théorisation.
* On peut, par ailleurs noter l’usage fort politique, mais fort peu critique, que fut fait, à [l’extrême] gauche, chez nombre de féministes, par nombre de laïcs, de la position de l’Église catholique, dans la mouvance de l’opposition «au mariage pour tous», pour récuser la légitimité de l’emploi du terme - du concept pour certain-es - de genre. Par moment, le débat s’approchait de : «Ils sont contre. Nous sommes pour.» Ou l’inverse.

Langage (Genre. Passé, présent, futur du terme…) : «Genre masculin», «genre féminin», «genre humain», «égalité de genre»… : De grands apports théoriques ? de grandes avancées conceptuelles ? Une grande modernité ?…que d’aucun-es, certes de plus en plus rares, considèrent encore comme subversif. L’exercice s’avérant de plus en plus difficile, les chercheur-es «en genre», lorsqu’ils/elles s’interrogent sur la pertinence du terme, en justifient le bien fondé, au nom des attaques des «conservateurs / réactionnaires». La confusion à son comble ; la pensée féministe assassinée.

Langage (Genre. Les études de genre. 2016. Bereni Laure) : Mme Laure Bereni, sociologue, chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), membre de l’équipe «Professions, réseaux, organisations» du Centre Maurice Halbwachs, auditionnée par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du Rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016), auteure de : «[…] Plus récemment, les études queer, qui sont une partie des études sur le genre, ont mis en évidence un autre aspect de cette asymétrie : le genre est aussi un système normatif .[...] » (p.182)
Et c’est ainsi qu’au sein des études dites de genre, les études et recherches dites queer sont, sans plus d’interrogations, légitimées par l’Assemblée Nationale. (Cf. Politique. Égalité des chances)

Langage (Genre. Les études de genre. 2016. Picq Françoise) : Madame Françoise Picq, «vice-présidente de l’Association nationale des études féministes (ANEF), docteure en science politique, enseignante-chercheuse à l’université Paris Dauphine – Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO)», auditionnée par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du Rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016], auteure de : «Précisons qu’il y a un débat sur la distinction entre études féministes et études de genre». (p.155)
Et ce constat sera considéré comme suffisant par l’Assemblée Nationale. (Cf. Politique. Égalité des chances)

Langage (Genre. Les études de genre. 2016. Pezeu Geneviève) : Mme Geneviève Pezeu «agrégée d’histoire, coordinatrice du livre blanc de l’ANEF sur «Le genre dans l’enseignement supérieur et la recherche» (2014), coordonnatrice de recherche et formatrice à l’égalité et la citoyenneté», auditionnée par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du Rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016], à la question : «Comment avez-vous réagi face à la polémique concernant la «théorie du genre» ?, a répondu : «Bien évidemment, l’expression même de «théorie du genre» est un concept construit par les adversaires des études de genre, de même que «théorie de l’évolution » est une expression forgée par les opposants à l’évolutionnisme darwinien. Le genre n’est pas une théorie, c’est un paradigme.» (p.157)
Et cette analyse, censée être justifiée par les critique des «opposants» à «la théorie», considérée comme relevant d’une «polémique» fut considérée comme suffisante par l’Assemblée Nationale.
Dans la critique de la «théorie du genre» ce n’est pas la «théorie» qui pose problème, c’est le «genre». (Cf. Politique. Égalité des chances)

Langage (Genre. Les études de genre. 2017. Thébaud Françoise) : Françoise Thébaud, «professeure émérite de l'Université d'Avignon, codirectrice de la revue Clio. Femmes, Genre, Histoire, membre du LabEx «Écrire une histoire nouvelle de l'Europe» et chercheuse associée à l'Institut des études Genre de l'Université de Genève», donnera, le 21 septembre 2017, une conférence grand public, intitulée : «Écrire l'histoire des femmes et du genre : un projet scientifique collectif, un parcours individuel», ainsi présentée : «Histoire des hommes écrite par des hommes, la discipline historique a longtemps été pensée au masculin. Tissant l'individuel et le collectif, la conférence propose de retracer près d'un demi-siècle de développement d'un champ de recherches qui a peu à peu imposé le sujet Femmes puis les approches de genre99
En un demi-siècle d’histoire, la recherche historiographique féministe a été effacée…

Langage (Genre. Les études de genre. 2016. Raibaud Yves) : M. Yves Raibaud, «géographe, maître de conférences et chargé de mission sur l'égalité femmes-hommes à l’université Bordeaux 3, membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh)», première personne auditionné par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du Rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016], auteur de : «Vous m’avez également interrogé sur le terme «genre». Ce mot a pour moi une première utilité : il inclut les questions de lesbo-, gay-, bi- et transphobie au-delà des seules inégalités entre femmes et hommes, qui ne sont pas des catégories homogènes.» (p.139)
Et c’est ainsi qu’au sein des études et recherches dites de genre, les études et recherches dites «lesbo-, gay-, bi- et transphobe» sont, sans plus d’interrogations, légitimées par l’Assemblée Nationale. (Cf. Politique. Égalité des chances)

Langage (Genre. Sexe) (1) : Une fois que le terme de «genre» sera devenu hégémonique, celui de «sexe-s» dans lequel il est subsumé, disparaîtra nécessairement, la discrimination fondée sur le «sexe», par là même, et plus largement toute législation incluant ce terme.
Cette hypothèse ne légitime pas pour autant la légitimité de l’emploi de celui de «sexe». (Cf. Droit, Patriarcat)

Langage (Genre. Sexe) (2) : Geneviève Fraisse, auteure de La sexuation du monde [Presses de Sciences-po. 2016. 200p.] et de : […] «[…] Sexuation […] ça veut dire que le monde est structuré avec la question des sexes…vous pouvez l’appeler ‘genre’ si vous voulez […].» 100 (Cf. Genre. Sexe, Sexe-s. Fraisse Geneviève)

Langage (Genre. Usage. Barma Catherine) : Catherine Barma, en 2017, productrice d’émissions de télévision, notamment de celles de Laurent Ruquier, et actuellement de : «On n’est pas couché», auteure de : «Il faut savoir mélanger les genres.» Elle poursuit par ailleurs en considérant que : «Le job des animateurs de l’émission est d’être dans l’air du temps.» 101

Langage (Genre) (Usage. Bernard Catherine) : Catherine Bernard, en 2017, concernant la critique de Flush : une biographie [1933] de Virginia Woolf [1882-1941], auteure de : «C’est une réflexion sur la liberté, une liberté très moderne, liberté des genres, liberté des individus, liberté de l’expérience physique, liberté aussi politique…» 102

Langage (Genre. Usage) (C.8) : Concernant les manifestations de femmes anti-Trump dans le monde, le 21 janvier 2017, j’entends sur C8 [TV] un animateur déclarer : «Trump se met tout un genre à dos». 103

Langage (Genre) (Usage. Clément Jérôme) : Jérôme Clément, en 2017, auteur de : «Niki de saint phalle est tout simplement un des plus grands artistes de la seconde moitié du XXème siècle, tous genres confondus.» 104 (Cf. Culture, Femme. Artiste. Saint Phalle Niki de)

Langage (Genre. Usage. Fassin Éric) : [Appelé à critiquer un livre sur la «révolution du féminin»], Éric Fassin, en 2015, auteur de : «J’ai lu ce livre avec intérêt. Il se situe, je crois, à côté des études de genre, en dehors des études de genre, et tout en parlant, et en partant des mêmes questionnements.» 105 (Cf. Sociologie)

Langage (Genre) (Usage. Favret-Saada) : Jeanne Favret-Saada, en 2017, auteure de : «Sans vraiment pratiquer l’œuvre de Judith Butler, nous avions tous, jusqu’ici, un préjugé favorable envers ses travaux sur le genre [assorti d’un malaise croissant devant ses positions politiques depuis le Onze Septembre 2001].» 106 (Cf. Politique, «Sciences» sociales. Ethnologie)

Langage (Genre) (Usage. France Culture) (1) : France Culture présente dans sa «session de rattrapage», le 5 août 2017 :
«Perdez-vous dans les émissions de l’été sur France Culture, rencontrez George Sand, romancière masculin-féminin qui brouille les chemins du genre […].» 107

Langage (Genre) (Usage. France Culture) (2) : Hélène Hazera est présentée par France Culture, le 31 août 2017, en ces termes :
«
Elle a le chic de ne pas se laisser enfermer dans un genre
- Puis dans la même émission, entend définir les «
personnes trans» comme étant : «les personnes qui passe d’un genre à l’autre108

Langage (Genre) (Usage. France Culture) (3) : France Culture présente dans sa «session de rattrapage», l’article intitulé : Agressions sexuelles. Le quotidien des femmes d’aujourd’hui au Maroc (28 août 2017), le 2 septembre 2017, sous l’intitulé : «Les risques du genre». 109

Langage (Genre) (Usage. Laqueur Thomas) : Thomas Laqueur, dans son livre, La fabrique du sexe, [1992] concernant la Révolution française, par opposition à «un authentique nouveau féminisme» [?], évoque «un anti-féminisme d’un nouveau genre». 110
À prendre - aujourd’hui - au pied de la lettre ?

Langage (Genre) (Usage. Mauss Marcel) : Marcel Mauss [1872-1950], dans son livre présenté sous le titre d’Essais de sociologie, concernant «l’école» écrit, en 1934, sans plus de réelle précision : «[..] De cette école sortent des individus aussi identiques que possible des personnalités humaine du même genre […].» 111

Langage (Genre. Violences) (1) : «Le rapport à la violence est historiquement mobilisé pour définir les normes de genre» est la phrase introduisant la thématique de l’appel à projets 2017, intitulé «Violences, conflits, engagements». On y lit aussi :
- «La violence met en jeu les identités de genre féminines et masculines car elle est outil de pouvoir, outil politique, outil légal ou pensé comme légitime par celles et ceux qui y recourent
- «Si la frontière bourreau/victime demeure tranchante, elle ne saurait, ni se superposer à la frontière de genre, ni englober tous les acteurs. D’une part le « guerrier », qu’il soit soldat, franc-tireur ou militant, incarnation du modèle militaro-viril est à envisager différemment selon les époques mais aussi suivant les conditions techniques de l’affrontement. D’autre part, l’on sait peu de choses des femmes actrices de la violence, ou inversement de celles et ceux qui se tiennent hors de l’affrontement, voire le contestent par refus de la violence
- «Comment les formes et les gestes de la violence distinguent-ils (ou non) femmes et hommes – les violences sexuelles dont les femmes sont très majoritairement les cibles, le corps à corps combattant qui est le plus souvent le fait des hommes, ou, à l’inverse, le bombardement aérien ou la chambre à gaz qui visent les deux sexes ?» 112

Langage (Genre. Violences) (2) : Lu dans Le Monde, le 1er mars 2017, qu’en Argentine, «en 2016, la violence de genre emportait une femme toutes les trente heures». Cette scandaleuse formulation - sans cause, sans auteur, sans analyse - est accompagnée en sus de l’emploi d’un terme «genre» par ailleurs dépourvu de toute signification. Dans le même article, je lis la curieuse présentation des femmes Argentines comme étant «des fers de lance du mouvement féministe international», au nom notamment de leurs luttes contre le «féminicide», défini là encore - sans excès d’exigence intellectuelle quant aux termes employés, comme signifiant «l’assassinat de femmes pour le fait d’être femmes.» Ce qui relève bien sûr d’une évidente clarté… 113
- Et les assassinats des hommes «du fait d’être des hommes», relèveraient eux, des droits de l’homme ? (Cf. Violences)

IV. Langage (Mot)

Langage (Mot) (1) : Céder sur un mot signifie que la phrase dans laquelle il s’inscrit a cessé d’avoir un sens. Et que l’on y consent.

Langage (Mot) (2) : L’usage inapproprié d’un seul mot est une scorie qui dénature une phrase. Et donc un texte, une analyse, un raisonnement, une pensée.

Langage (Mot) (3) : Dès lors qu’un mot inapproprié est introduit dans le langage courant, toute critique est sinon quasi vaine du moins infailliblement, affaiblie. Il importe donc de savoir lire - à temps - le dit mot.

Langage (Mot) (4) : Un mot sali ne s’en remet pas.

Langage (Mot) (5) : Il y a des mots dont le seul emploi fige la pensée.
Un exemple particulièrement signifiant : «démocratie» ; jugement valide, bien sûr aussi, pour «féminisme». (Cf. Féminisme, Penser)

Langage (Mot) (6) : Il n’y a pas de «juste mot» car il n’y a pas de juste pensée. (Cf. Penser)

Langage (Mot) (7) : Il ne faut pas jouer avec les mots.

Langage (Mot) (8) : Une antiphrase : une pensée arrêtée à mi-chemin.

Langage (Mot) (9) : On ne peut penser avec des mots dont la polysémie, d’emblée, tue toute réflexion. La priorité, non : la nécessité est donc de repenser les termes qui empêchent de penser. (Cf. Penser)

Langage (Mot) (10) : Détruire le sens des mots, discréditer toute cohérence, empêcher toute logique syntaxique, est pour notre monde un objectif politique majeur. D’où la nécessité pour chacun-e de rendre plus simple la compréhension du monde que tant s'acharnent à rendre plus complexe pour mieux cacher son injustice. (Cf. Justice)

Langage (Mot) (11) : Chaque mot est signifiant. Chaque mot doit trouver sa juste place.

Langage (Mot. Bernanos Georges) : Georges Bernanos [1888-1948], dans le Journal d’un curé de campagne [1936], écrit :
«[…] C’est une des plus incompréhensibles disgrâces de l’homme, qu’il doive confier ce qu’il a de plus précieux à quelque chose d’aussi instable, d’aussi plastique, hélas, que le mot. Il faudrait beaucoup de courage pour vérifier chaque fois l’instrument, l’adapter à sa propre serrure. On aime mieux prendre le premier qui tombe sous la main, forcer un peu, et si le pêne gêne, on n’en demande pas plus. J’admire les révolutionnaires qui se donnent tant de mal pour faire sauter des murailles à la dynamite, alors que le trousseau de clefs des gens bien pensants leur eût fourni de quoi entre tranquillement par la porte sans réveiller personne114

Langage (Mot. Diderot) : Diderot [1713-1784], auteur, en 1867, de :
«[…] Les hommes ne proféreraient pas vingt phrases dans toute une journée, s’ils s’imposaient la nécessité de voir distinctement à chaque mot qu’ils prononcent, quelle est ou l’idée ou la collection d’idées qu’ils y attachent.» 115
«Vingt» ne me parait pas beaucoup…

Langage (Mot. Hayek Friedrich A.) : Friedrich A. Hayek, [1899-1992], auteur, en 1944, de :
«[…] Le changement de sens subi par les mots n’est pas un événement isolé. Il s’agit là d’un processus continu, d’une technique consciente ou inconsciente, employée en permanence pour diriger le peuple. Au fur et à mesure que ce processus se développe, le langage devient totalement vicié, les mots sont comme des coquilles vides, dépourvus de toute signification définie, pouvant désigner indifféremment une chose et son contraire, et employés uniquement en fonction des associations émotives qu’elles provoquent encore». Fort juste, fondamental même...
- Ce qui n’a pas empêché F.A. Hayek d’affirmer nombre d’incohérences et d’absurdités. 116 (Cf. «Sciences» sociales. Économie)

Langage (Mot. Hobbes Thomas) : Hobbes [1588-1619], auteur, en 1651, de :
«La lumière de l’esprit humain est la clarté des mots, mais grâce à des définitions exactes préalablement débarrassées et lavées de toute ambiguïté. […]
Au contraire, métaphores et mots ambigus privés de sens sont comme des feux follets, et raisonner à partir d’eux c’est se perdre au milieu d’innombrables absurdités avec leurs cortèges de disputes, de ruptures et de mépris.»
- Auteur aussi de : «Ni l’erreur, ni le non sens ne sauraient être détectés sans une parfaite compréhension des mots117

Langage (Mot. Hobsbawm Eric) : Eric Hobsbawm [1917-2012] auteur de :
«Les mots sont des témoins qui parlent souvent mieux que les documents.» 118

Langage (Mot. Macron Emmanuel) : Emmanuel Macron, après avoir dénoncé les risques de «la stérilisation de la parole politique», auteur de :
«les seuls qui finissent par parler avec des mots normaux, ce sont les extrêmes.» 119

Langage (Mot. Marker Chris) : Chris Marker [1921-2012] auteur de :
«Les mots peuvent faire dire tout ce qu’on veut aux images.» 120 Et vice versa. Malheureusement ( ? ) juste.

Langage (Mot. Mercier Louis Sébastien) : Louis Sébastien Mercier [1740-1814], auteur de :
«Ne pas céder à l’ivresse des mots qui tuent121

Langage (Mot. Renard Jules) : Jules Renard [1864-1910], dans son Journal, auteur de :
«Les mots ne doivent être que le vêtement, sur mesures, de la pensée.» 122

Langage (Mot. Retz Cardinal de) : Le Cardinal de Retz [1613-1679], dans ses Mémoires, auteur de :
«[…]
On s’engage souvent plus par un mot que par une chose ; et cette réflexion m’a obligé de me dire à moi-même, plus d’une fois, que l’on ne peut assez peser les moindres mots dans les plus grandes affaires123
- Dans les ‘petites’ aussi, ce qu’il pense aussi, je crois, d’ailleurs. Plus justement, la distinction était, le concernant, hors hypothèse…

Langage (Mot. Valls Manuel) : [2015] Manuel Valls (Premier ministre), [après avoir employé et avoir été critiqué pour avoir employé l’expression d’«apartheid territorial, social, ethnique» concernant certains «territoires», certaines «personnes pauvres», certaines «populations pauvres aux mêmes origines» en France], auteur de :
«Peu importe les mots, ce qui compte, c'est d'agir. Moi j’utilise les mêmes, avec constance et cohérence depuis près d’une dizaine d’année. Peu importe les mots. Ce qui compte c’est d’agir.» 124
Terrifiant (et stupide) car lorsqu’il évoque : «les mots», c’est bien la pensée dont ils sont les révélateurs qu’il signifie ; c’est donc considérer que l’on pourrait, [qu’il faudrait pouvoir] agir sans penser; et qu’il qu’il agit sur ces fondements depuis près de dix ans ! (Cf. Hommes. Politiques. France, Penser)

V. Langage. Mots. (Critique de) :

Langage (Mot. Critique de : «Affaire») : Le mot «affaire» est un terme très utile : il cautionne en effet toutes les confusions entre les crimes et les délits, les auteur-es et les victimes, ainsi qu’avec leur traitement par la presse, la justice, la police, l’opinion dite publique…
Puis, dès lors que l’équivalence de tout avec tout étant acquis et que rien n’a plus de sens, on peut lire (en sus de l’emploi de ce terme dans cet Abécédaire) : «
Affaire du barbecue : 20 ans de prison» 125 ; «Une affaire de viol collectif se règle sur internet» 126 ; un footballeur «cité dans une affaire de prostitution de mineure» 127 ; un policier cité par Samira Bellil concernant l’homme qui l’avait battue, violée, torturée : «Il a déjà une affaire de prostitution sur le dos». 128
En 2012, un ’économiste’ déclarait : «
L’affaire Grecque est très inquiétante» 129, tandis qu’un diplomate évoquait, en 2017, sans plus de précision, «l’affaire Palestinienne». 130
* Ajout. 4 avril 2013. Pour Harlem Désir, premier secrétaire du parti socialiste, qualifie l’aveu de Jérôme Cahuzac (de ses mensonges au Parlement, au gouvernement et au Président de la République) d’: «affaire individuelle». 131
* Ajout. 25 juin 2014. […] Lu dans Le Figaro en 2014 : «En cédant la couronne à son fils Felipe, jeudi dernier, le roi (d’Espagne) lui transmettait en même temps le caractère «inviolable» [juridiquement irresponsable] que la Constitution confère au chef de l'État. Il devenait pour sa part un simple justiciable. Que l'on sache, Juan Carlos n'a commis aucun crime. Mais des affaires privées pourraient l’inquiéter [dont deux demandes de reconnaissance de paternité].» 132
* Ajout. 17 avril 2016. Lu dans le livre d’Élisabeth Guigou, Être femme en politique [1997], ceci : «La seule femme élue dont le nom soit apparu dans une affaire de sang et de corruption - mais elle était victime et en est morte - est Yann Piat […]» (Cf. Femme politique. Piat Yann) 133 
- Analyse aussi valable pour le terme tout aussi peu rigoureux de : «
scandale».
* Ajout. 19 novembre 2016. Entendu sur France Culture, concernant Chantal Ackermann : «[avoir] affaire à la déportation, à la shoah». 134
* Ajout. 3 septembre 2017. Eric Hobsbawm [1917-2012], auteur de : «À l’heure où les affaires de l’humanité, sont gérées selon les critères de technocrates chargées de ‘résoudre les problème’ […]» 135

Langage (Mot. Critique de : «Amour») : Entendu récemment :
- au lieu et place de : «J’ai ‘fait l’amour’» : «J’ai testé».
- au lieu et place de : «Je vis [une relation] avec quelqu’un-e» : «J’ai quelqu’un en ce moment».
- au lieu et place de : «Elle m’attirait, elle me plaisait» : «Ça donnait envie ». 136 (Cf. Êtres humains. Relations entre…Amour)

Langage (Mot. Critique de : «Bonniche») : À l’écoute du mot «bonniche», je me rends mieux compte que l’emploi d’un seul terme qui inscrit la permanence d’un monde, re-justifie le monde dont il est issu et le re-légitime. (Cf. Femmes. Bonnes à tout faire…)

Langage (Mot. Critique de : «Ça») : Tout «ça» est mépris, déni, ou insignifiance.
* Ajout. 3 mai 2017. Emmanuel Macron, auteur de : «Le PS et LR, aujourd’hui, ça fait 25 %. » 137 (Cf. Homme «Politique». Macron Emmanuel, Politique. Mépris)
* Ajout. 8 mai 2017. Frederick Leboyer [1918-2017], gynécologue, auteur de : «Hélas, c’est une idée solide, un postulat bien ancré, qu’un nouveau-né, ‘ça’ ne sent rien’, ‘ça’ n’entend pas, ‘ça’ ne voit pas. Comment, ‘cela’ pourrait avoir du chagrin ? «Ça» crie, ‘ça’ hurle, un point, c’est tout. En somme, c’est un objet.» 138 (Cf. Homme. Remarquable. Leboyer Fréderick)

Langage (Mot. Critique de : «Cas») : Du processus de dépersonnalisation :
1) : «Des personnes sont» …
2) : «Il y a des personnes qui»…
3) : «Il y a des cas qui»…
4) «J’ai des cas dont» …

Langage (Mot. Critique de : «Choix») : «Il faut faire un choix», «Il faut choisir», «Il / elle a le choix» ; «Il / elle peut faire un choix» ; «Il / elle sait choisir» ; «Il / elle appris à choisir» ; «Il / elle peut choisir» ; «Il / elle a été contraint-e de choisir» ; «Il / elle n’a pas la liberté de son choix» ; «Il / elle n’a pas le choix»…
- Il faut savoir choisir ses termes et surtout en comprendre les signifiants, sans oublier de penser à ceux auxquels ils se substituent, sans s’en différencier : «libre arbitre» par exemple…
- Enfin, tout «choix» s’inscrit nécessairement au sein de contraintes spécifiques, déterminées. Les dénier, et donc les récuser, c’est ipso facto, soit délégitimer le concept de choix (considéré comme ‘libre’), soit lui retirer toute signification. (Cf. Droit. Choix, Politique. Choix)

Langage (Mot. Critique de : «Drame») : ‘On’ qualifie de «drame» ce sur quoi l’on aurait dû agir mais pour lequel rien, ou presque, n’a été fait, rien par ailleurs n’étant prévu pour y remédier. Exemple :
«Une mère de famille de 55 ans a été tuée de cinq coups de couteau : un drame». 139
- Le «drame» peut même devenir acteur, cause, sujet de la violence : «Le drame familial a fait une troisième victime.» (entendu le 30 juillet 2012)
- Si fréquents, si répétitifs, on remplace «drame» par «fléau»…

Langage (Mot. Critique de : «Libertin») : La confusion si fréquente entre «libertin» et «libre penseur», cautionnant notamment la réhabilitation de Sade, si souvent notamment utilisée à l’encontre des féministes, des abolitionnistes, doit être sans cesse dénoncée.
Le terme de «libertinage» peut être même assimilé à «critique de la religion». Ainsi, Didier Foucault, auteur de L’Histoire du libertinage [2007], dès sa première page, mêle, reconnaît et légitime la permanence des deux significations à ce terme, celle de «recherche du plaisir, sous toutes ses formes et sans limites» […] » et de «[…] critique à l’égard de la religion».
Dès lors, on peut lire : «Libertins ? Bayle, Fontenelle ou Meslier le sont ; comme les Fréret, Mirabaud, Du Marsais, Boulainvilliers et tant d’autres auteurs de manuscrits clandestins encore mal identifiés ; mais le sont aussi Voltaire, Diderot, La Mettrie, D’Holbach et la plupart des encyclopédistes… Ils le sont tous en tant que continuateurs du travail de sape de l’hégémonie religieuse sur la vie intellectuelle et politique. […]
Ils le sont parce qu’ils professent des idées hostiles au christianisme et proposent des systèmes philosophiques étrangers à cette doctrine.»
Et l’auteur poursuit : « Ils le sont, comme tant de libres penseurs du XXIème siècle qui n’ont pas toujours eu le combat facile ; comme bien de dissidents du XXème siècle, ou aujourd’hui, des partisans de la laïcité qui, à l’exemple de Salman Rushdie ou de Talisma Nasreen luttent pour sortir l’Islam de l’ornière intégriste. […]» 140
De glissements en glissements… (Cf. Homme. Libertin)

Langage (Mot. Critique de : «Paradoxe») : Question dont on parle mais dont on ne veut pas reconnaître que l’on ne sait pas comment la résoudre et/ou que l’on ne veut pas résoudre ; et si souvent même qu’elle ne veut rien dire et /ou que l’on ne la comprend pas. Évite en outre - immense avantage - de prendre position, de s’engager. Très prisé à l’Université, dans la recherche, les médias.
* Ajout. 4 septembre 2017. Un exemple. Eric Hobsbawm [1917-2012], auteur de : «Pendant trois mois, en 1962-1963, je fis le tour de l’Amérique Latine, visitant le Brésil, l’Argentine, le Chili, le Pérou, la Bolivie et la Colombie, et, menant un train de vie luxueux, plutôt paradoxal pour un historien qui enquêtait sur les révoltes coloniales.» 141

Langage (Mot. Critique de : «Passage à l’acte») : L’emploi de l’expression de «passage à l’acte», en se focalisant sur le processus par lequel un acte est commis, évacue la question du contexte, de sa signification, celle de la qualification dudit dénommé acte, celle de [la responsabilité de] son auteur-e, sans évoquer celle des conséquences sur les victimes. Tout jugement, y compris lorsqu’il s’agit d’un crime ou d’un délit, est donc, de par le seul usage de cette formulation - qui ne fait pas impunément florès - d’emblée, sinon exclu, du moins marginalisé.
* Ajout. 7 mai 2014. Analyse valable aussi pour «mode opératoire».
* Ajout. 5 septembre 2017. Concernant Louis Althusser, entendu ce jour :
«Il est passé à l’acte sur sa femme» [qu’il assassinée]. 142 (Cf. Hommes Intellectuels. Althusser Louis)

Langage (Mot. Critique de «Précautions») : «Prendre des précautions» fut longtemps l’expression par laquelle on signifiait que l’on tentait d’éviter - on ne sait trop comment - une grossesse. Variante : «Faire attention». 143
* Ajout. 4 mai 2017. Pour confirmation : une femme au docteure Christiane Verdoux (1918-2016. Co-fondatrice du MFPF) : «Une femme m’a dit très exactement : «’Enlevez moi mon stérilet, je prendrai des précautions comme le faisaient papa et maman ; et j’aurais des grossesses quand ça arrivera’.» 144
* Ajout. 30 juillet 2017. Lu dans le livre de Victor Marguerite, Ton corps est à toi [1927] un échange, dans une maternité, entre femmes «qui trainaient le boulet des maternités involontaires» : ‘Si vous aviez pris vos précautions !’ observa une petite brune sèche, bourgeoise à la lèvre pincée, entrée la veille : N° 8.» / ‘Avec ça que c’est toujours facile ! Et puis il y a des maris qui n’aiment pas ça…145 (Cf. Famille. Langage. Mot. Critique de: ça, Patriarcat. «Sciences» sociales. Démographie)

Langage (Mot. Critique de : «Récidive») : Lu : «Ce n’est pas la première fois qu’un assassin récidive après avoir bénéficié d’une remise en liberté146
Un assassin ne «récidive» pas : il assassine deux femmes.
- «Récidive», selon Le Littré : «Action de retomber en la même faute, le même délit, le même crime». La responsabilité de l’auteur n’est pas d’emblée posée ; le même terme peut être employé pour une faute [mineure], un délit ou un crime.

Langage (Mot. Critique de : «Reproduction») : Terme de reproduction doit être, lorsqu’employé, rigoureusement précisé : en effet, «la reproduction» peut en effet concerner tous les rapports de domination, tous les rapports d’exploitation, mais aussi, concernant plus largement le patriarcat, les mécanismes par lesquels une population, dans une société donnée, se reproduit, par les femmes essentiellement, notamment par l’enfantement. Et tout ce qui en est présupposé, déduit, engagé…(Cf. Langage, «Sciences»  sociales. Démographie)

Langage (Mot. Critique de : «Science») : Raymond Jean [1925-2012], dans un Colloque de Cerisy consacré au poète Francis Ponge, évoqua «la science du langage et celle du sexe». 147 (Cf. «Sciences» sociales, Sexe-s)

Langage (Mot. Critique de : Sulfureux…Abject, Ambivalent, Chaud, Clivant, Coincé, Commun, Consternant, Contrarié, Controversé, Coquin, Critique, Croustillant, Cru, Cruel, Débridé, Décalé, Décapant, Décomplexé, Délétère, Déjanté, Déplacé, Démonstratif, Désaccordé, Distingué, Douteux, Dur, Élégant, Étonnant, Équivoque, Érotique, Facile, Fulgurant, Fragile, Glauque, Grivois, Grossier, Hypocrite, Impoli, Imprudent, Inquiétant, Improbable, Incongru, Insolite, Irrévérencieux, Licencieux, Magnétique, Malade, Nauséabond, Osé, Poignant, Populaire, Populiste, Pervers, Précaire, Propre, Raide, Racoleur, Scabreux, Salace, Sensible, Sordide, Suggestif, Timide, Torride, Vulgaire...) : Tous ces qualificatifs, ces adjectifs, si rarement explicités, en l’état, évitent, sous couvert de jugement, de prendre position. Et justifient n’importe tout et n’importe quoi. D’ou leur explosion. (Cf. Femme. Vénéneuse, Pornographie, Valeur)

Langage (Mot. Critique de : Terrorisme/te) : Le seul emploi de ce terme interdit d’emblée toute pensée politique. Et la seule lutte «contre» justifie toutes les barbaries. (Cf. Pensée. Contre)
* Ajout. 26 janvier 2017. Au terme de terrorisme/te, s’ajoute, pour certain-es, celui de «radical-e», emportant dès lors avec la condamnation le plus souvent immotivée liée au premier terme toutes les autres pensées se revendiquant comme «radicales». (Cf. Langage. Adjectif, Politique. Terrorisme)

Langage (Mot. Critique de : «Vertu») : N’a rien à voir avec le même terme ayant historiquement servi à qualifier les hommes. Il en est de même de la «pudeur», de l’«honneur», du «courage», de la «noblesse», la «distinction», la «dignité», etc.…Nécessité de reconstruire tous ces termes, sans assimilation, ni inversion, afin de pouvoir les réutiliser sans gêne. (Cf. Langage. Vertu)

Langage (Mot. Critique de : «Victime») : Un même mot, ici : «victime», sans autre précision, ne peut être employé concernant une ou des personnes qui se vivent, qui se sentent, qui se reconnaissent comme telles et par des personnes qui leur nient ce qualificatif. L’interprétation par le droit et /ou la justice, telle que rendue, ajoute encore au brouillamini. La justice en effet ne reconnaît comme victimes que les personnes qui sont passées sous ses fourches caudines ; c’est à dire, en ayant laissé sur le bas côtés, l’immense majorité - la quasi totalité ? - des personnes qui se vivent comme telles. (Cf. Féminisme. Victimaire, Justice, Violences. A l’encontre les femmes)

VI. Langage. Possessif :

Langage. (1) : Exemples de l’usage d’un possessif :
Ma propriété, ma victime, ma femme [de ménage], ma terre (ancestrale), ma population, ma pizza (aux fruits de mer), ma ville (de naissance), ma morale (rigide), ma conscience (en paix), ma fortune (mal placée), ma réputation (chancelante), ma médaille (perdue), ma misanthropie (célèbre), ma collaboratrice (dévouée), ma séropositivité, ma stérilité (définitive), ma cicatrice (invisible), ma mastectomie / mon ablation du sein (douloureuse), ma Fondation, ma base (un député), ma psychanalyse (inopérante), ma maladie (chronique), ma santé (chancelante), ma libération (des camps), ma jeunesse (détruite), ma mise en beauté (quotidienne), ma doctorante (que je formate), ma vie (privée), ma/mon greffier-ère (un-e juge)…
Mon histoire (familiale), mon corps (fatigué), mon nom (aristocratique), mon image (de marque), mon amour (pour la vie), mon think tank (efficace), mon mari (infidèle), mon couple (instable), mon héritage (contesté), mon handicap (physique), mon divorce (douloureux), mon enfant (surdoué), mon analyse (trop longue), mon œuvre (publiée), mon orgueil (de pauvresse), mon addiction (à l’héroïne), mon amour-propre (chatouilleux), mon cheminement intellectuel (chaotique), mon argent (en banque), mon milieu (bourgeois), mon ambition (démesurée), mon intérêt (à long terme), mon dieu (vengeur), mon député [rare], mon mariage (qui bat de l’aile), mon pays (envahi), mon ménage (bien fait), mon vote (pris en compte), mon candidat (faute de mieux), mon général (de division), mon patron (inconnu), mon groupe (sanguin, musical, politique), mon identité (incertaine), mon exil (français), mon agresseur (recherché), mon comité de soutien (à la députation), mon garde des Sceaux (Louis XVI), mon enseignement (de linguistique), mon Comité Directeur (du PS. Mitterrand. 1981), mon appétit (d’oiseau), mon peuple (meurtri), mon collier (de perles), mon péché (mignon), mon actionnaire (majoritaire), mon actualité (discographique), mon association (à but non lucratif), mon public (toujours présent), mon transfert (de club de foot), mon esclave (en amour), mon passage (au gouvernement), mon épée (à l’Académie), mon procès (en diffamation), mon lectorat (fidèle), mon éditeur (insouciant), mon chien (labrador), «mon cabinet et mes services» [J-J Aillagon, ancien ministre de la culture. 5 juillet 2015], mais aussi mon co-auteur, ma co-épouse, mon codétenu, mon mot de passe (oublié), mon arrivée (à Matignon. Bernard Cazeneuve)…
Mes patient-es (raréfiée-es), mes ouvriers-ères (licencié-es), mes règles (de conduite), mes beuveries (fréquentes), mes invité-es (grossier-ères), mes hémorroïdes (saignantes), mes obligations (mondaines), mes professeur-es (du secondaire), mes blessures (vivaces), mes relations amoureuses [Sartre], mes concitoyen-nes, mes parachutistes (un général de paras), mes généraux [Donald Trump], mes auteurs-mon-catalogue-mes-livres [Christian Bourgeois], mes gens, [Madame de Sévigné, Madame de Staël], mes hommes [Emmanuel Macron évoquant les militaires. 2 juillet 2017] …
Nos enfants (sans avenir), nos possessions (coloniales), nos morts (pour la patrie), nos territoires (contestés), nos concitoyen-nes (en colère), nos valeurs (libérales), nos otages (monnayés), nos investisseurs (en Afrique), nos créanciers (exigeants), nos banques (en faillite), nos intérêts (en dollars), nos exportations (en chute libre), nos potentiels de développement (illimités), nos soldats (de 14-18), Cosa Nostra, nos atouts (à monnayer), nos «populations musulmanes» [Jean-Louis Bourlanges. 20 novembre 2015] 148], nos «populations cibles», «nos dirigeants politiques et économiques» [Sylvie Kauffmann. France Culture. Le Monde. 2017] …
- Les supprimer tous ? Afin notamment de délester le «je», le «moi», le «soi», le «nous», le «nos», le «ton», le «ta»…de ses encombrantes et étouffantes fausses excroissances, interdisant toute réflexion sur l’être humain dans le monde, ou plutôt, comme le posant au cœur du monde. Salutaire exercice mental.

Langage. Possessif (2) : On pouvait lire, le 2 septembre 2014, sur l’une des pancartes de la manifestation organisée contre «la disparition » du ministère des Droits des femmes :
«Mon corps, mes choix, mes droits, mon ministère.»
À comparer avec les «sans papiers, sans travail et sans droits»…
Oui, les régressions politiques - ici, dramatiques - proviennent aussi de ceux et celles qui se réclament du féminisme. (Cf. Être humain. Corps, Soi, Verbe. Avoir, Droit, Féminisme. Pensée, Proxénétisme)

Langage (Possessif) (3) : Découvert hier le livre de Michelle Perrot [2008] : Mon histoire des femmes. 149

Langage (Possessif) (4) : Hervé Hamon lors de son investiture par le parti socialiste à la Présidence de la république évoque «notre famille politique».
À qui s’adresse t-il ? A qui, à quoi fait-il référence ?
- Même jour, Éric Ciotti (extrême droite de la droite des Républicains) reprend la même formulation concernant le deuxième parti en capilotade…
- «La famille», dernier refuge des partis politiques avant disparition. (Cf. Famille, Penser, Politique)

Langage (Possessif) (5) : «Mon accouchement» dit la mère, dit l’enfant, dit la sage-femme, dit le médecin-accoucheur… (Cf. Homme. Remarquable. Leboyer Frederick)

Langage (Possessif. Chateaubriand Alphonse de) : Je relève dans les Lettres de Chateaubriand [1768-1848] à Madame Récamier [1777-1849] dans le chapitre intitulé : L’ambassade de Rome [1829] (non exhaustif) :
«mon nom» (p.270, «mes calomniateurs chrétiens» (p.273), «ma mission» (p.273), «mon importance» (p.277), «mon ambassade de Rome» (p.277), «mes dépêches» (p.277), «mes ennemis» (p.277), «ma petite lettre» (p.278), «mon ancien secrétaire» (p.280), «ma louange» (p.280), «mes fouilles» (2 fois. p.283), «mes prédécesseurs» (p.283), «mes bals» (p.283), «mes monuments» (p.283), «mon ouvrage» (p.285), «mon prédécesseur» (p.286) «mes secrets et mon cœur» (p.287), «mes habitudes» (p.290), «mes cardinaux» (p.294), «mes perplexités» (p.96), «ma conquête» (p.298), «mon avenir» (p.298), «mes anciennes bontés» (p.299), «mes tribulations» (p.301), «ma goutte» (p.308), «mon rhumatisme» (p.308), «mon pape» (p.308, 313, 317), «ma vie» (2 fois. p.309), «mes succès» (p.312), «mes services» (p.312), «mon gros ami» (p.321), «mon congé» (p.315,323,332), «mon ministère» (p.317), «ma pauvre petite Infirmerie [Marie-Thérèse]» (p.313), «ma porte» (p.321), «ma solitude» (p.321), «mes affaires» (p.321), «mon sang» (p.323), «mon système de politique intérieur» (p.324), «ma bonne camaraderie» (p.325), «mon ingénuité» (p.325), «mon esprit» (p.235, 326), «ma femme» (p.327), «ma démission» (p.327), «mon édition complète» (p.327), «ma cervelle vide et ma santé altérée» (p.327,328), «ma position» (p.332). 150

Langage (Possessif. Debré Robert) : Je relève dans le «Témoignage» de Robert Debré [1882-1978], L’honneur de vivre [1974] (non exhaustif) :
«mes forces» (p.10), «mes élèves» (p.10), «mon fils ainé» (p.10), «ma mère» (p.17), «mon père» (p.17), «mes deux frères, ma sœur et moi-même» (p.22), «ma famille» (p.22), «ma vie» (p.30), «mon enfance» (p.30), «notre milieu, nos familles, nous mêmes, notre fratrie» (p.42) ; «mon refus de tout enrôlement» (p.54), «nos maîtres» (p.65), «mes professeurs» (p.65), «mes souvenirs personnels» (p.69), «mon mérite personnel [qui] n’était pas grand» (p.86), «mes chefs de conférence» (p.86), «ma jeune sœur» (p.87), «notre génération» (p.99), «nos troupes» et «nos officiers» (au Maroc)» (p.101), «notre guide» (p.102), «nos amis et camarades d’études» (p.111), «mes internes» (p.116), «nos rangs, nos lignes, notre batterie, nos médiocres abris (pendant la guerre de 14-18) (p.123), «nos obus» (p.124), «nos troupes» (p.127), «nos uniformes bleu horizon» (p.129), «nos libertés» (p.130), «ma voie» (p.130), «les miens» (p.131), «mes frères, mes amis, mes camarades» et «nos proches» (p.134), «ma carrière» (p.136), «ma vie personnelle» (p.138), «nos jeunes ménages» (p.139), «notre foyer, nos deux ainés» (p.140), «ma jeune cohorte» (p.143), «mes enfants», «nos deux ménages», «ma vie intime [dont je ne parlerai pas davantage]» (p.163), «mon équilibre» (p.164), «mes élèves et moi-même» (p.164), [«l’incorrection de»] «ma conduite» (p.165), «ma leçon inaugurale» (p.166), «mon malheur personnel» (p.166), «mon objectif essentiel» (p.169), «notre manœuvre (en 1940)», «nos éléments avancés» (p.208), «nos hontes» (p.215), «ma surveillante» (p.230), «notre maisonnée» (p.233), [plusieurs de] «mes élèves et amis» (p.235), «ma servante Léontine» (p.246), «ma secrétaire» (p.246), «nos blessés» (p.252), «ma croisade» (p.272), «mes successeurs» (p.275), «notre groupe» (p.277), «mon témoignage» (p.281), «ma carrière» (p.282), «nous savions bien» (p.287), «notre embarras» (p.290), «nous avons choisi» (p.294), «mes collaborateurs» (p.297), «mes voyages» (p.310), «[une de] mes conférences» (p.31), «mes amis américains» (p.323), «ma belle-fille» (p.367), «nos soldats», «notre bon droit» [concernant les «conquêtes coloniales»] (p.372), «nous étions rempli d’orgueil», «nous admirions l’armée coloniale», «il nous paraissait que l’on pouvait tirer vanité d’une œuvre nationale» […] (p.372), «nos fiertés» (p.373), «notre armée» (p.374), [«une pensée»] nous hantait», (p.376), «nous avons voulu monter que […]» (p.400), «satisfaits, nous ne le sommes pas […]», «la route où nous sommes engagés» (p.438), «mon travail» (p.455) …151

Langage (Possessif. Duflot Cécile) : Je relève dans le livre de Cécile Duflot, De l’intérieur, Voyage au pays de la désillusion [2014] (non exhaustif) 152 :
«mon directeur de cabinet» (p.15, 33), «ma décision» (p.16, 21), «mes engagements» (p.16), «mon cabinet» (p.16, 33, 42), «mes collaborateurs» (p.17), «ma méthode [je dis les choses avec franchise]» (p.18) «mon avis» (p.19), «mon parti» (p.21,24), «mon choix» (p.23), «ma mère» (p.24), «mon état d’esprit» (p.32), «mon rang [gouvernemental]» (p.33), «ma tenue» (p.34), «mon manque d’intérêt [total pour la mode]» (p.34, 35), «mon officier de sécurité»(p.37), «ma vie» (p.38), «mon moment [de liberté]» (p.38), «mes amis» (p.39,41), «ma famille» (p.39), «mes enfants» (p.39. 2 fois), «mon statut» (p.40), «mon entourage» (p.41), «ma fonction» (p.41), «mes années [de secrétaire nationale]» (p.41), «[à] mon sens» (p.41), «mon pari» (p.42), «mon travail [de ministre]» (p.42), «mon entrée [au Gouvernement]» (p.42), «ma manière [de faire]» (p.42)» … J’arrête là.

Langage (Possessif. Hugo Victor) : Je relève dans Choses vues de Victor Hugo [non exhaustif] 153 : (non exhaustif) :
«ma vie privée» et «mon honneur» (p.410) ; «ma femme» (p.514) ; «mes œuvres actuelles» (p.524) ; «mes habitudes» et «mon bain froid» (p.549) ; «ma chambre» (p.557) ; «mon Appel aux Français » (p.558) ; «mon allocution» (p.562) ; «ma photographie populaire» (p.563) ; «mes conseils» (p.564) ; «mon boulevard» (p.610) ; «ma protestation» (p.646) ; «ma dignité» (p.647) ; «mon ordre d’expulsion» (p.648) et «mon expulsion» (p.654) ; «mes trente deux dents» (p.680) ; «mes papiers» (p.684) ; «mes invités» et «mon arrivée à Paris» (p.684) ; «mon travail» (p.688) ; «mon père» (p.691) ; «mon doux ange» (p.552) et «ma fille bien aimée» (Léopoldine) (p.695) ; «ma mort» (p.718) ; «mes manuscrits» (p.726) ; «ma conscience» (p.732) ; «mon exil» (p.741) ; «ma vie» (p.741) ; «ma modération» (p.749) ; «ma fille» (p.752), «ma pauvre chère enfant» (p.753) et «ma fille, hélas, plus que morte [Adèle]» (p.754) ; «mes petits pauvres» et «mes quarante enfants pauvres» (p.770).
- Il écrivait aussi : «Je ne suis rien» (p.556) ; «Ce que j’écris n’est pas à moi. Je suis une chose publique» (p.584).
- Sous réserves de vérifications ultérieures, lorsqu’il évoque «sa» petite fille Jeanne qu’il a, au terme de sa vie, tellement aimée, il n’a jamais précédé son évocation d’un possessif.

Langage (Possessif». Le Taillantier Roger) : Je relève dans Les nouveaux esclaves. Au bois de Boulogne et ailleurs de Roger Le Taillantier 1993] : «son viol» (p.41), «son IVG» (p.42), «son sexe» (p.43), «son cabinet de toilette» (p.44), «son corps» (p.44), «son sexe» (p.44)… 154

Langage (Possessif. Thierry Jean-Pierre) : Je relève dans le livre du juge Thierry Jean-Pierre [1955-2005] :
«ma greffière» (p.19,84,101,105,127), «un de mes détenus» (p.79), «mon témoin» (p.82), «mon informateur» (p.82), «ma [mes] commission[s] rogatoire[s]» (p.85,86,88,96,98,115), «ma marge de manœuvre» (p.83), «mes ardeurs combattives» (p.88), «ma vie professionnelle» (p.88), «ma vie personnelle» (p.88), «la femme d’un des mes anciens inculpés» (p.91), «mon dossier» (p.92), «mon objectif» (p.93), «mon cabinet» (p.98), «mon amertume» (p.99), «ma décision» (p.99), «mon dessaisissement» (p.104,132,133), «ma carte [professionnelle]» (p.108,127), «mes six enquêteurs» (p.115), «ma présidente» (p.123), «mon premier témoin» (p.127), «mes ordres» (p.128), «mon dernier témoin» (p.130), «mon argumentation» (p.156). 155

VII. Langage (Sexe-s, Sexuel-les, Sexualité-s) :

http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=1210&themeid=990

VIII. Langage. Verbe :

Langage (Verbe) (1) : Pour ne pas omettre l’importance d’un verbe : au 17ème siècle: «On aime le commerce des femmes» ; au 21ème siècle, «On fait commerce des femmes».

Langage (Verbe) (2) : En lisant ce qui suit, penser que ce sont ces verbes qui structurent notre pensée ; ce sont eux avec lesquels nous nous exprimons quotidiennement.
* Ajout. 31 juillet 2017. Entendu : «Le verbe est le noyau sémantique essentiel de la phrase.»

Langage (Verbe) (3) : Qui a vanté la finesse, la rigueur de la langue [française] Et donc la pensée dont elle est le support ?
- Comment, sur les fondements de ces confusions, si aisément lisibles, accentuées, aggravées par les comparaisons avec les différents usage des verbes tels que «connaître», «donner», «écraser», «entrer», «être», «faire», «fréquenter», «jouir», «perdre», «prendre», «recevoir», ne pas voir que nos sociétés n’ont toujours pas clarifié les fondements de leurs «valeurs»? Et donc que celles que l’on veut nous faire croire comme telles, et nous les imposer, faute de sens, n’en sont pas.
- Aucune réflexion sur le patriarcat (comme sur tous les rapports de domination) ne peut être pertinente si cette critique des fondements du langage n’est pas effectuée.

Langage (Verbe) (4) : Se méfier de, récuser tous les verbes qui peuvent être employé sans souci d’un quelconque complément d’objet direct : par exemple : «fourrer», «foutre», «maquer», «sauter», «tringler», «trousser», «niquer», etc.

Langage (Verbe. Avoir) : Avoir une femme…
Avoir raison (et l’imposer), besoin (d’argent), honte (de sa mère), soif (de reconnaissance), pitié (du chat abandonné), quelqu’un (sur le dos, ou sur les bras), bon goût (par hérédité), mal (au dos), faim (après un dîner), soif (de compliments), envie (d’une femme), chaud (aux pieds), froid (aux yeux), mauvaise presse (après un scandale), quelque chose (à faire), bonne mine (au retour de vacances), honte (d’être en vie), peur (la nuit)…
Avoir deux jours (un an, 20 ans, 100 ans), deux mots (à dire), deux ans (de célébrité), sept (bouches à nourrir), dix minutes (à consacrer), 27 (ans de colonie), peu (de croissance économique), trop (d’argent), recours (à la délinquance), besoin (d’un grand récit historique)…
Avoir un compte (à régler), un compte en banque (fourni), un budget (en déficit), un-e ami-e (attentionné-e), une épouse (odieuse), une expérience (de la vie), une fierté (de propriétaire), une nuit de noce (atroce), un surcroît (de besogne, de poids), un CV (à trous), une secrétaire (à mi-temps), une vénération (pour un artiste), un chat (qui vous tient compagnie), une mauvaise expérience (avec son médecin), un ego (démesuré), un casier judiciaire (vierge), une belle carrière (dans la magistrature), un sexe (indéterminé), une libido (exigeante), un amant (charmant), un bistrot (coquet), billet-retour (en cas de désaccord), un cors au pied (douloureux), un caractère (difficile), une hallucination (passagère), une femme (et cinq enfants), un patrimoine (en baisse), une sécurité (mal défendue), une cigarette (au bec), un avortement (provoqué), une agression sexuelle (à l’âge de 12 ans), une lettre (tous les 36 du mois), un salaire (payé au lance pierre), un orgasme (tellurique), un SDF (en bas de chez soi), un mari (délicieux), un portefeuille (d’actions), une crise (économique à gérer), un retard (mental, à la course à pied), un enfant (toute seule), une sexualité (hésitante, angoissée), une crise (de foi à l’adolescence), une crise de foie (après les fêtes), une crise de désespoir, de nerfs (après une dispute), un cancer (en phase terminale), une scène (violente), un cours (de philo à digérer), une preuve (à décharge), un manuscrit (dans ses tiroirs), un ‘people’ (dans son émission), une sécheresse (vaginale), un mac (violent), un malade (à soigner), un enterrement (de première classe), une vie (de famille heureuse), une ossature (théorique [concernant Raymond Aron]), une religion (chevillée au corps), une belle vue (de son balcon), un site (internet), un champ de blé (en héritage), une gouvernante (anglaise), un Palestinien (dans sa ligne de mir), un rapport (difficile avec les autorités), un humour (ravageur), une femme (en or), un passé (à cacher), une classe (agitée), une vie (conjugale ennuyeuse), une blessure (inguérissable), une mémoire (traumatique), une morale (laxiste), un père (rabat-joie), une culture (phénoménale), un handicap (visible), un problème (de drogue à résoudre), un client (pour une banque, un-e prof de gym, un Polytechnicien), une mère (qui est allemande), une âme (de boy scout attardé), une émission (de télé), un mari (père d’un enfant de sa première femme), un militantisme (chevillé au corps), un psychanalyste (lacanien), une commerçante (aimable), une personnalité (affirmée), un dentiste (réputé), une grève (sur le dos), une (bonne) conduite, un accent (Hongrois), une intelligence (mise en sommeil), un ennemi (en commun), un (long) passé (de persécuté), une actualité (récente), une conscience (tourmentée), un péché mignon (à confesser), une aventure (avec une fille inconnue), une posture (à soi), un problème (de légitimité), une circonscription (électorale), une odeur (persistante), une fécondité (débridée en Afrique), un rôle au théâtre (inoubliable), une secrétaire (dévouée), un chauffeur (à sa disposition), un ouvrier (communiste), un intérêt (à faire valoir), une surface d’exposition (de 50 m2), une crédit (sur 25 ans) une cause (à défendre), une sensibilité (exacerbée), une internationale (terroriste et 500.000 morts-en-Centrafrique-si-la-France-n’avait-pas-envoyé-son-armée-au-Mali-pour-y-faire-la-guerre»), un ange (tutélaire), un mec (et des rapports sexuels), une émotion (inoubliable), un retard (de langage), une fragilité (psychologique), un suivi (psychiatrique), un moment (de faiblesse), un diplôme (en poche), une idée (chevillée au corps), un (bon) feeling (au premier abord), un instinct (paternel), une théorie (sur tout), une mission (d’intérim d’une journée), une perte (dans un attentat), une déontologie (chatouilleuse), une vie (de famille), une famille (unie et heureuse), une vie (de chien), une voix (qui porte loin), une vision pragmatique (de la politique), une vie (amoureuse, tumultueuse), un problème (d’alcool [Daniel Cohn-Bendit concernant son père], et, dans le même interview, de pédophilie [concernant l’internat où il fut scolarisé, fermée de ce fait]) 156, un profil (judiciaire chargé), une mère (toxique), une peur (bleue), un (lourd) passé (pénal), une vie (de bâton de chaise), une liaison (de 5 à 7), une mémoire (d’éléphant), un avocat (en béton armé), une (grosse) émission (politique), un plan de carrière (charpenté), un déclic (après la nième gifle), un parcours (atypique), un projet (d’allaitement. [France Culture]. Mai 2017), un profil (d’islamiste radical), une réaction (consternante), une attache (conjugale), un avenir (de rêve devant soi), une carrière (dans la banque), un potentiel (insoupçonné), un imaginaire (qui fonctionne bien. [une sexologue. Juin 2017]), un pouvoir de séduction (incontestable), une érection (de meilleure-qualité-qui-fera-de-vous-un-homme), une puissance (visuelle), un foyer (apaisant), une grippe (carabinée), une plasticité étonnante (concernant un acteur), une morphologie (impressionnante), un (grand) carnet d’adresses, une (bonne) presse (pour son premier film), une ligne (de conduite rigoureuse), un notoriété (exceptionnelle), ….
Avoir l’avenir (devant soi), le rhume des foins (à chaque printemps), le jugement (faux), la vocation (de se consacrer à dieu), le sida (depuis des années), la gueule (de bois), le diable (au corps), la vie (devant soi), le bac (littéraire), le sens (de la famille), le moral (à toute épreuve), la main lourde (avec les Kurdes, en frappant l’enfant), le cafard (toute une journée), la foi (du charbonnier, chevillée au corps), le sens (de l’histoire), le vent (en poupe), la peau (d’un journal d’opposition), l’occasion (d’être heureux), le sang (chaud), le pied (mignon), l’autorité parentale (après un divorce), le pied (marin), le dossier (des services secrets), la vocation (de l’écriture), le vice (dans la peau), la (meilleure) employabilité, le beurre (et l’argent du beurre), le dos (large), la peau (noire), l’air (triste), l’art (des formules), le plus grand respect [pour le FMI], la mainmise (sur l’héritage), le bras (long), la guerre (dans son pays), la faveur de l’empereur (Néron), la langue (bien pendue), la cote (en Occident), le mental (structuré [Michel Audiard]), le couteau (sous la gorge), le condé [concernant Madame Claude], la rage (d’agir), la religion (du travail), la science (infuse), la proximité (avec la population [un candidat «En marche» aux élections législatives de mai 2017]), la fibre sociale [mai 2017], l’oreille (absolue), le respect (de ses collègues), le droit (de vivre), le cœur lourd (de la séparation), le trouillomètre (à zéro), le rouge (au front), la haine (entré dans le langage courant), le physique (de l’emploi) …
Avoir les moyens (de vivre), les réseaux (maçons efficaces), les pieds (sur terre), les mains (liées, propres), les jeunes (avec soi), les larmes (aux yeux), les militants (avec soi) les idées (noires), les reins solides (en affaires)…
Avoir de la répulsion (pour la campagne électorale), de l’amour (pour ses prochains), de l’expérience (en affaires), de la substance (dans ses discours)….
Avoir des hémorroïdes (douloureuses), des nausées (tenaces), des admirateurs (en pagaille), des ouvriers (dans son parti), des hôtesses (aux petits soins), des actionnaires (exigeants), des otages (dont on négocie le prix), des potentialités (à l’infini), des frissons (de plaisir), des parloirs (fréquents), des états d’âme (tourmentés), des contacts (avec la CIA), des relations sexuelles (peu souvent), des heures (de travail impossibles), des fourmis (dans les jambes), des pensées (négatives), des règles (d’acier), des règles de vie (pour les hommes et pour les femmes), des principes (rigides), des casseroles (à trainer), des lettres (classiques), des crédits (pendant vingt ans), des mœurs (spéciales, de caserne), des mains (en or), des parents (alcooliques, à charge), des liens (du sang), des comportements (inappropriés), des repères (qui aident à vivre), des beaux restes (à 60 ans), des preuves (à foison), des palpitations (à l’annonce des résultats), des amis (dans la police, depuis la communale), des ennemis (à foison), des formes (amples, généreuses, mal placées), des militants (sur le terrain), des problèmes (de poids, psychiatriques, avec les impôts, par dessus la tête…), des revenus (en hausse), des relations (dans tous les milieux), des rendez-vous (espacés), des espoirs (de travail), des nerfs (d’acier), des (beaux) yeux, des doutes (politiques), des électorats (mouvants), des très mauvais chiffres (en matière de suicide), des situations (de précarité), des gouvernantes [Henry de Montherlant], des invités (à diner), des idées (généreuses), des galères (dans sa vie), des fuites 157, des parts (de marché [concernant Marine Le Pen. 30 mars 2017], des engagements (contradictoires), des difficultés (à vivre au quotidien), des devoirs (d’état), des bigoudis (sur la tête), des sièges (à l’Assemblée Nationale), des convictions (solidement ancrées), des enfants (d’un deuxième lit. Françoise Dolto], des histoires (d’amour), des disciples (impitoyables), des aventures (brèves) …
Avoir du travail (à profusion), du plaisir (à écrire), du prestige (qui illusionne), du courage (à revendre), du fond (et de la forme), du charisme (nécessaire en politique), de la barbe (à 18 ans), de la chance (au PMU), de la morale (sans concessions, sans excès), du crédit (à la banque), de la dignité (sans ostentation), de l’argent (en, de poche), de l’amiante [expression employée par les ouvriers et les ouvrières travaillant dans les usines d’amiante avant qu’ils/elles en apprennent le danger], de la poitrine (généreuse), du terrain (à creuser, à mettre en valeur), de la commisération (envers autrui), de la classe (d’emblée appréhendable), de la famille (en Alsace), de l’esprit (qui fuse), de l’énergie (en baisse), de la croissance (stagnante), de bonnes fortunes (avec les femmes), de la culture (à profusion), du temps (à donner aux autres), deux (refus de logements), du leadership (politique), du sang (juif). Radio Nostalgie. Extrême droite. 10 mai 2017), du sang (sur les mains)….
Avoir son jour (le mercredi pour Madame Verdurin), ses rhumatismes (chaque hiver), ses humeurs (changeantes), ses «règles» (pour les femmes), ses entrées (dans le monde)…
Avoir (plusieurs viols «à son actif»), quatre morts…(une policière)….
Et, in fine : «Je me suis fait avoir» et : «J’ai ma conscience (pour moi).

Langage (Verbe. Chercher) : Chercher une femme, un mari, une aiguille dans une botte de foin, sur internet, un appartement, sa clé, le Nord, le sommeil, un alibi, un point d’appui, des histoires, une idée, dieu, des poux dans la tête, à plaire, à perdre des kilos,

Langage (Verbe. Connaître) : On connaît une femme (intimement)…
Connaître la torture (et on en meurt), la prison (à perpétuité), la faim (qui dévore) le Portugal (par les livres), la théorie (marxiste), le coran (par cœur),le catéchisme (dans les écoles primaires religieuses)
Connaître son corps (pour se sentir mieux), ses leçons (pour le lendemain),
Connaître de bonnes fortunes (auprès des femmes),
Connaître un éblouissement (passager), une charge de police (violente), un acteur (célèbre), un homme (dont on se porte garant),
Connaître des gens (dans tous les milieux), …

Langage (Verbe. Donner) : On donne une femme (à son mari : le père…)
Donner quelques heures (à son invité-e), quitus (au syndic de copropriété)…
Donner un euro (à un pauvre), une dictée (en classe), une raclée (à un gosse), un coup de torchon (sur le zinc), une sérénade (à minuit), une pièce de théâtre (à l’Odéon), un sermon (engagé), un avis (circonstancié), un conseil (inutile), un ordre (malvenu), un dîner (mondain), un baiser (sur le front), un coup de main (pour un déménagement), un interview (au Monde) un article (à Libération), d’avantage de pouvoir (à la puissance publique), un coup de pied (dans la fourmilière), un coup de canif (dans le contrat) …
Donner sa fortune (à sa fille), sa parole (à profusion), son sang (par générosité), son amitié (sans compter), sa vie (pour un principe), sa main (à couper), son cœur (pour l’éternité), sa femme (au roi), son lait (à l’enfant d’une autre) et / ou son sein (à son enfant) [ou l’inverse], sa langue (au chat), son (dernier) meeting…
Donner le sida (sans précautions), le meilleur de soi (à son metteur en scène), la mort (pour se venger), la vie (sans l’avoir décidé), la chasse (aux toiles d’araignées), la main (non gantée à un homme), l’assaut (aux survivant-es), les sacrements (à un-e mourant-e), les cartes (au bridge), le pouvoir (à l’opposition), le vertige (du haut du pont), l’exemple (par sa bonne conduite) …
On donne des éléments (de preuve), des coups (à satiété), des verges (pour se faire battre), des cours particuliers (très cher), des garanties (bancaires), de coups de menton (trop voyants) …
Donner de sa personne, de la valeur ajouté (à l’agriculture biologique)…

Langage (Verbe. Écraser) : On écrase une femme (de son autorité), une puce (qui vous gratte, une larme (hypocrite), un peuple (sous les bombes), un enfant (par étouffement) un sentiment (qui fait honte)…

Langage (Verbe. Entrer) : On entre son pénis (dans le vagin d’une femme)….
Entrer (dans une ferme inhabitée), dans le monde (à 18 ans), dans les ordres (pour la vie), dans l’âge de raison (à 7 ans), dans l’arène (avec un trac immense), dans le dictionnaire (de son vivant), dans la gueule du loup (sans s’en rendre compte), dans le royaume de dieu (pour les croyant-es), dans le Who’s who (pour les gens qui «comptent»), dans la corne du Bosphore (avec éblouissement), dans la vie d’un homme (sur un ‘coup de foudre’), dans la prostitution ([encore] entendu en juillet 2016), dans un engrenage …
Entrer en transe, en domesticité, en religion…
Entrer à l’Académie…
Entrer le couteau (comme dans du beurre)….

Langage (Verbe. Être) : Être une femme, un homme…
Être Socrate, frigide, étroite, pape, terroriste, notaire, blanc-he, noir-e, quelqu’un-e, reine (d’Angleterre), quelconque, Parisienne, prisonnier, Européen-ne, écouté-e, méprisé-e, vieux jeu, bonne fille, bon amant, bon élève, triste, fâché-e, fauché-e, Halevi, impuissant-e, flic, attardé mental, cultivé-e, chienne, grande gueule, rien-du-tout, mal à l’aise (dans son identité sexuelle), (très) cultivé, cash….
Être [un-e] homosexuel-le, un-e bourgeois-e, un-e patron-ne, un-e saint-e, un animal, un être humain, un enfant (de la DASS), une élève (méritante), un-e rationaliste (convaincu-e), un Gaulliste (pur et dur), une charge (pour ses enfants), un facteur (de stabilisation mondiale), une loque (lamentable), une cible (potentielle), un rat (de bibliothèque), un sous-marin (de Macron), une enfant (du baby boom), un pilier ( de bordel)…
Être né-e (en bonne santé), folle (de rage), amoureux (d’un souvenir), mort-e (trop tôt), mené-e (par le bout du nez, quatre à trois [buts]), heureux/se (de vivre), enceinte (jusqu’au cou), alcoolique (comme son père), engagé-e (dans une association, pour la vie), maigre (à faire peur), anticonformiste (sélectivement), veuve (et interdite de remariage), présent-e (au quotidien avec son enfant en couveuse), juif-juive (et fièr-e de l’être), voilée (intégralement), infiltré-e (dans la police), vierge (après vérification), béni-oui-oui (un temps), encarté-e (au PS), contagieux-se (au sana), responsable (mais-pas-coupable), reconnu-e (handicapé-e), vaginale (dit-on), remercié-e (sans dédommagement), aimé-e (un temps), épuisé-e (par les maternités), plein de vie (à vingt ans), immunisé (contre le sida), courageux-euse (sans le savoir), partial-e (dans ses analyses), dévoué-e (corps et âme), payé-e (au lance pierres), sexy (en rêve), bankable (ou non), brouillé-e (avec sa famille), haute (comme trois pommes), soi-même (pleinement), bien élevé-e, prêt (à partir à la guerre), sujet (à des crises d’irascibilité), frais (comme une rose), porté disparu (à la guerre), difficile (à vivre), sensible (à l’Algérie française. juin 2017), porté (sur la chose), ouvert (aux questions de société) …
Être à la hauteur (de ses ambitions), à l’heure (pile), à la solde (du plus offrant), à l’Ouest (après une nuit au commissariat), à la ramasse (après deux mois de chômage), à soi, à l’autre, à Rome, à minuit, à l’heure, à la hauteur (des évènements), à l’œuvre (d’une partition de piano), à l’abri (du besoin), à la rue (en plein courant d’air), à table (sans parler), à fleur (de peau), à côté (de la plaque), à six semaines (de grossesse), à feu et à sang (un pays en temps de guerre), à la mode (en ce moment), à l’aise (économiquement), à terre (après un échec électoral), à bout de souffle (Jean-Luc Godard. 1960), à son compte (en affaires), à l’auberge et au moulin …
Être en exil (aux USA), en fonds (pour assurer l’avenir), en retard (à son rendez-vous), en puissance (de mari) 158, en retraite (à 70 ans), en immersion (dans le Moyen-Orient), en prison (pour indélicatesse), en manque (d’affection), en chaussons (pour recevoir), en deuil (par obligation), en sous effectif (à l’hôpital), en forêt (pour les champignons), en couple (discret), en captivité (en Allemagne), en liberté (surveillée), en vacances (de rêve), en vie (après une rupture d’anévrisme), en forme (grâce au yoga), en sécurité (les volets fermés), en danger (de mort), en reste (vis à vis de son débiteur), en possession (de ses moyens), en mauvaise posture (pour obtenir un contrat), en souffrance (après un deuil), en miettes (après un viol), en transe (de possession), en mal (d‘enfant), en compétition (de tous avec tous), en communauté de pensées (chez les catholiques) en clientèle (un médecin)…
Être de l’aide sociale à l’enfance, de (basse extraction), de la jaquette…
Être du côté des faibles, de l’oralité (un écrivain) …
Être au fond (du puits), au bord (du gouffre), au cœur (de l’enquête pénale), au coude à coude (à la course), au milieu (du guet), au courant (des résultats d’un sondage), au lit (jusqu’à midi), au fond (du trou), aux fourneaux (huit heures d’affilée)……
Être aux anges (après son succès), aux pieds (d’une femme), aux pièces (chez Renault), au coude à coude (dans l’effort)…
Être sans objectif (à l’adolescence)…
Être sur (des charbons ardents), le pied de guerre (dans l’attente d’une attaque), sur les nerfs (après une nuit blanche), sur le bon chemin (après un débriefing convainquant), la cliente (un plombier à son patron), la défensive (après une attaque), sur le même longueur d’onde (en littérature), …
Être au dessus (des partis. De Gaulle) …
Être sans bras, ni jambes, sans le sou, sans patrie…
Être sous la coupe (de son mentor), la férule (d’un professeur), sous les drapeaux (en temps de paix), sous les feux de la rampe (pour soupçons de dopage), [mis] sous tutelle (ou curatelle), sous le contrôle (de l’État), sous emprise (de son psy)….
Être dans une voiture (décapotable), l’incapacité (d’agir), un vide (sidéral), un étau (étouffant), la souffrance (économique), le dénuement (le plus absolu), le cirage (après une soirée arrosée), une procédure (d’adoption), les choux (après une bagarre), dans ses petits souliers (chez un hôte formaliste), dans les clous (pour traverser la rue), dans la main (de Dieu), dans la tactique (politique pour gagner les élections), dans le besoin (d’une femme), dans le sens de la marche (du train), dans le sens de l’État (Bernard Cazeneuve), dans la mouise (après un licenciement), dans la CDEH [Cour européenne des droits de l’homme] (Roselyne Bachelot), dans le déni (du viol, de ses responsabilités), dans un état (d’ivresse musicale perpétuelle. [Isadora Duncan]), dans le genre calme (film policier), dans l’air (du temps), dans la poubelle (de l’histoire), dans la confiance (absolue), dans la haine (un truand repenti), dans les clous (pour satisfaire les normes européennes), la santé (pour son boulot), dans la ligne de mire (des associations)…
Être en froid (avec son voisin), en paix (avec soi-même), en souffrance, en prison (pour longtemps), en communion de pensée (après un deuil) …
Être hors de soi (après une violente altercation)…
Être chez soi, chez ses parents, chez les autres (un ancien salarié agricole)…
Etre entre les mains (d’un escroc)
Être l’un dans l’autre, l’un à l’autre…
Etre contre (la hiérarchie des normes)
Être la risée (de l’Occident), la cible (de ses adversaires), l’instrument (du complot juif mondial), le candidat (de la continuité), l’éminence grise (d’un chef d’État), le fer de lance (de la campagne des législatives. Jean-Luc Mélenchon), la cheville ouvrière (du réseau de malfrats, de la maison), la troisième génération (une jeune femme) …
Être deux…
N’être ni dieu, ni césar, ni tribun ; ni dieu, ni maitre ; ni vierge, ni épouse, ni mère ; ni pute, ni soumise ; ni pauvre, ni chaste, ni obéissant-e…

Langage (Verbe. Faire) : Faire violence (à une femme)…
Faire autorité (dans sa discipline), sciences po (à 17 ans), société (au XVIIIème siècle), match nul (au foot), une petite fille (autonome), médecine (sans passion), tapisserie (au bal), tueur (par solidarité), bon ménage (avec son chat), ça (pour de l’argent), pipi (dans sa culotte), partie (d’une école de pensée), don (de sa personne au vainqueur), couple (en photo), pitié (malgré soi), bien (sur soi), mal (sans le savoir), chambre à part (pour dormir tranquille), bande à part (au collège), carême (par pénitence), gras (le ‘vendredi saint’), feu (de tout bois), sept (ans de prison), fortune (au jeu), faillite (sans être ruiné), 2% (de croissance), profil bas (au commissariat), tapisserie (pour les filles seulement), Polytechnique (de père en fils), (disparaître) les preuves, 18 millions d’électeurs (Nicolas Sarkozy), 30 % (de parts de marché), huit millions de visiteurs (par mois), joli (un napperon brodé sur une table), 300 millions (de dollars), le djihad, faire [peuple […] faire société […] faire démocratie […] : Pierre Rosanvallon. 2/2/2016], faire long feu (à Matignon), peu (d’enfants), main basse (sur les petits commerces), scandale (à l’Opéra), envie (aux envieux), (respirer) la démocratie, faire (pression sur les élu-es), faire barrage (aux régressions), faire 5 % (aux élections), partie (du sérail de tel homme politique), Shoah (Claude Lanzmann), …
Faire l’amour (bien, mal en levrette, le matin, épuisé-e, comme un pied, en vitesse, dans un champ de blé, les yeux fermés…), le ramadan (malgré le chaleur), le show (à la télé), le tapin (depuis dix ans), le bien (à son prochain), le mal (à son ennemi-e), la guerre (en Espagne), le Grenelle de l’environnement (en 2007), la paix sociale (en achetant les syndicats), l’opinion (grâce aux sondages), le joli cœur (bêtement), le galant (par mimétisme), la parité (dans les instances dirigeantes), l’invasion (de l’Afghanistan), le coup de feu (contre un policier), la police (à la maison), le désespoir (de ses parents), la tête (à son voisin), le mur (à la caserne), la moue (à son professeur), la noce (toute la nuit), la claque (dans les meetings politiques), le coup de poing (dans les manifestations), l’argenterie (dans la bourgeoisie), la charité (au vu de tous), l’intéressant-e (en vain), la lumière (dans son cerveau), l’actualité (par le buzz), les magasins (par désoeuvrement), la révolution (en chantant), l’Europe (à marche forcée), la loi (chez soi), le programme (de l’agrégation), le Costa Rica (en paquebot de croisière), la chambre (à fond), le djihad (en Syrie), l’histoire (de France), le trottoir (à moitié nue), la grève (sur le tas), le sommet (de l’Everest), l’aide au développement (au Niger), la campagne (de François Hollande), l’Algérie, l’Indochine (pour les militaires de carrière et les appelés), la bringue (la noce, la nouba, pour s’amuser), le job (pour un militaire), le fou (pour cacher sa tristesse), l’austérité (pour créer des emplois), la manche (pour manger), l’article (pour augmenter son chiffre d’affaire), la salle (pour accueillir l’invité-e), la rigueur (en 1983), le beau (un chien), la commission (de, pour sa voisine), le sale boulot (en intérim), le tour du monde (en quatre-vingt jours), la comparaison (à son détriment), la fête (à Ibiza), le pied (de grue, rue Saint-Denis), l’inauguration (de la journée de la femme. 2016), le deuil (de ses espérances), la campagne (de Macron), la part du feu (en cas de conflit), la guerre (comme tout le monde, en 1914…), la pédagogie (de la réforme du droit du travail), la part belle (à la question de la prostitution), le bien (autour de soi), le boulevard (marcher le weekend de long en large, souvent dans le midi, dans l’Algérie Coloniale, sous les regards de tous et toutes), le café (pour sa femme, le dimanche matin), le tour de la question (dans un exposé), la sentinelle (à la caserne), …
Faire un plaidoyer (pour les droits des femmes), un coma (prolongé), une scène (à son mari), une scène (de charme au cinéma), une passe (rapide), un client (à 100 euros), un enfant à une femme («à sa fille» 159), une famille (de cinq enfants), une maison (normande), une loi (à l’Assemblée), une grossesse (allongée), un mariage (de raison), une cour (insistante), une dépression (pendant des mois), un discours (enflammé) une thèse (en trois ans), un lit (au carré), un pied de nez (à son professeur), un constat (objectif de la situation), un interview (de deux minutes), un cadeau (d’anniversaire), un malaise (vagal), une crise (de nerfs, de jalousie, de colique néphrétique), une bavure (policière), une triple pénétration (anale), une catastrophe (sans s’en rendre compte), une pipe (à son mec) et /ou une fellation (à la douche), une usine à gaz (dans un rapport officiel), un don (au denier du culte), une rentrée fiscale (satisfaisante), un voyage (de noces), une scène (violente), un rêve (enfantin), une surprise (bienvenue), un pas de côté (pour s’effacer), une chute (inopinée), une bêtise (sans conséquences), une fausse couche (à trois mois), une formation (de typographe), une manif (de Bastille à République), un retour (sur investissement), un effet (d’image), un travail (intérieur), un tri (dans les thèmes proposés), une omelette (en cassant des œufs), un scandale (de sa vie), un sermon (de carême à Notre Dame), une machine (à laver), une fleur (à un vieil ami), un numéro (de cirque), une entame (de match de rugby), une (mauvaise) rencontre, un accouchement (à domicile), un crime (passionnel), un pied de nez (à la maitresse), un peignage (dans les Comptes publics. Christophe Castaner), un pape (Chateaubriand en 1829), une opération (militaire, du cœur), une nuit (blanche)….
Faire les récoltes (en été), les marchés (tôt le matin), les militant-es (en vue des élections), les poubelles (pour chiner), les parquets (à la cire d’abeille), les soldes (toute l’année), les frais (de la crise, de la conversation), les manifs (régulièrement), les 400 coups, les stades (durant les campagnes électorales), les toilettes (des personnes âgées)…
Faire du pied (sous la table, à une belle femme), du cinématographe (Jean Renoir), du (volume avec des cadeaux), du bien (autour de soi), du terrorisme (pour un magistrat), du cinéma (comme papa), du lubri-compostage (pour l’engrais), du bien (aux autres), du (nouveau) roman, du mal (à soi), du collage d’affiches (pour le RPR), du renseignement (parallèle), du sexe (avec les filles, avec préservatif), du terrain (en sociologie), du ménage (chez soi), du Audiard (si l’on peut), du bruit (dérangeant), du public (pour l’émission), du surplace (dans sa promotion), du vélo (depuis trente ans), du syndicalisme (indépendant), du sanskrit (à l’INALCO), du trafic (de femmes au Népal), du commerce (électoral de sa candidature), du féminisme (d’État), du chiffre (la police), du chiffre (d’affaires, pour la startup), du black (chez son voisin), du cochon (sur paille), du shopping (le dimanche à Paris), du cul (direct. TPMP. 19 mai 2017), du jardinage (au printemps), du bénévolat (aux restos du cœur), du ‘psychologisme’ (Jean Lacouture), du Baudelaire (France culture), du charme (pour arriver à ses fins)…
Faire de l’art (abstrait), de la couture (en classe de philosophie), de l’image (pour le texte), de la télé (depuis 15 ans), de la clientèle (et donc des revenus), de la science (physique), de la croissance (pour l’emploi), de la politique (politicienne), de la psychologie (du café du commerce), de l’argent (en boursicotant, avec son nom, avec la philosophie), de la presse (évènementielle), de la permaculture (au jardin portager), de la théologie (à l’Institut catholique de Paris), du Tiers-mondisme [Gérard Chaliand], de la recherche (scientifique), de la propagande (via le net), de l’abattage (rue Saint-Denis), de la ville (au kilomètre), de la précision (méthodologique), de la philosophie (de l’identité), de l’intérim (de temps en temps, de la cuisine (raffinée), de la randonnée (tous les week-ends), de la critique (littéraire)…
Faire des mondanités (au concert), des victimes (innocentes), des pieds et des mains (pour sen sortir), des émules (pour l’enseignement du Grec), des mécontents (au gouvernement), des enfants (à droite et à gauche), des schémas (de pensée), des œufs au plat (bien cuits), des années de prison (en vain), des réunions (inutiles), des provisions (pour l’hiver), des affaires (véreuses), des luttes (convergentes), des voix (aux élections), des concessions (aux petites entreprises), des heures supplémentaires (non payées), des conneries (avec ses potes), des pointes (en tutu), des histoires (pour rien), des parties de jambes en l’air (de 5 à 7), des bêtises (sans le savoir), des sales boîtes (une ouvrière en intérim), des adhésions (à la fête de L’Humanité), des tournantes [Dans une émission de France Culture, consacrée aux violences faites aux femmes], des cauchemars (mystiques), des orphelins (le choléra), des galipettes (sous la couette), des crêpes (à la Chandeleur) … 160
Faire dans la dentelle, dans son pantalon…
Faire valoir (ses relations, ses capacités)…
Faire son devoir (quoi qu’il en coûte), sa peine (chez soi), son lit (au carré), son travail (sans rechigner), son mea culpa (au procès), son intéressant (bêtement), son devoir (électoral, fiscal), son alia (en Israël), son âge (malgré l’opération esthétique), son cinéma (en tapant du pied), son ménage (en grand une fois par semaine), son chiffre d’affaires (sur le volume des ventes), son chemin (de croix)…
Faire ses couches (au lit), ses humanités (chez les jésuites), ses besoins (n’importe où)..
Faire sa [la] vie (dont on ne sait que faire), sa (propre) expérience, sa cour (au roi. Louis XVIII. Madame de Staël en 1814)…
Faire comme tout le monde, comme on peut… …
Faire (sous ou sur soi)…
[Se] Faire (faire) une passe, un client, une «pute», une femme, du bien, du mal, une pipe, un repas…
Être fait l’un pour l’autre
- Sans oublier : Que faire ? (en attendant Godot, mais après avoir lu Lénine)
- Que faire de tous ces «faire»? 161

Langage (Verbe. Fréquenter) : On fréquente une jeune fille (bien sous tous rapports), un jeune homme (distingué), l’aristocratie (par tradition), les bordels (et on l’assume), les bas fonds (par snobisme), le bar de la Coupole (ou la Closerie des Lilas), des personnes (louches)…

Langage (Verbe. Jouir) : On jouit avec, d’une femme, sur une femme, de soi, de l’autre… On jouit de sa propriété, de la possession, de la gratuité, de la beauté, du bruit, du silence, du partage, de l’échange, de l’ordre, de la révolution, de l’humiliation…

Langage (Verbe. Mourir) : On meurt seul-e, muni-e des sacrements de l’église, fusillé-e, pauvre, entour-ée de l’affection de siens, coupable, électrocuté (en tentant de quitter Calais) ….On meurt à petit feu, à la fleur de l’âge, au champ d’honneur… On meurt dans le péché, dans son lit…On meurt de mort naturelle, de sa belle mort, de rire, d’ennui, d’un mal incurable, du cancer, de ses blessures, de chagrin, de soif (dans le désert)…On meurt comme un chien….On meurt en couches, en odeur de sainteté…On meurt entre les bras de sa mère…On meurt sans faiblir, sans souffrir… On meurt sur l’échafaud, sur la table d’opération…

Langage (Verbe. Partager) : On partage un lit (avec un mari), une intimité (dégradante en prison), un plat (au restaurant), un moment de plaisir (avec une ami-e), son héritage (entre ses enfants), un prix (littéraire), l’Afrique (à la conférence de Berlin. 1884-1885), le fardeau (du pouvoir), les tâches (domestiques), une maîtresse (à deux), un verre (de Bordeaux)….

Langage (Verbe. Partir) : On part de chez soi, en fumée (une forêt),

Langage (Verbe. Passer) : On passe de femmes en femmes, de bras en bras, de lits en lits, le sel, muscade, au crématoire [Radio Nostalgie. 12 août 2017], en catimini, les frontières, dans la classe supérieure, son bac, prendre (un pot), la soirée (devant la télévision), à côté (de l’essentiel), sous silence (une erreur commise), à l’étranger (après une révolution), à l’as, le relais (en sport), par la case départ (au Monopoly), sur le corps de quelqu’un (pour s’enfuir), à tabac (un escroc), inaperçu, à la casserole (être violée), passer au crible (les relevés bancaires), pour pertes et profits, à la caisse (être licencié-e), de vie à trépas (mourir), par la tête (une idée), le chiffon (pour enlever la poussière), par les armes (être fusillé-e), sur la billard (pour une opération du cerveau), un savon (pour une faute minime) …

Langage (Verbe. Perdre) : Perdre sa femme, son mari, son enfant…
Perdre un quart (de sa population. Concernant la Syrie. Le Figaro. 30 mars 2017)…
Perde sa virginité (sans s’en rende compte), son crédit (moral, en trichant), son pantalon (en courant), sa réputation (pour un temps), son chien (et l’enterrer) son travail (et tout s’effondre), sa dignité (du fait de viol de sa femme), son assurance (devant son chef), sa place (que prend un-e autre), sa mémoire (en vieillissant), ses cheveux (en prison), ses espérances (d’héritage)…
Perdre l’Alsace-Lorraine (le 10 mai 1871), la foi (en découvrant un prêtre reprendre de la crème au chocolat), l’envie (de lire), le nord (sans boussole), la tête (dans sa colère), la vie (en s’y confrontant), la respiration (à 3.000 mètres), la mémoire (le jour de l’examen), l’espérance (à l’approche d’une guerre), la raison (par amour), la face (et on se ridiculise), le goût du bonheur (et on le retrouve, ou non), la qualité (de sa sexualité), le fil de son raisonnement (après avoir été interpellé violemment)
Perdre du terrain (en affaires), de l’argent (à la bourse), des parts de marché (en Chine), du poids (en marchant)…
Perdre les législatives (à plate couture), les eaux (avant l’accouchement), les pédales (après une émotion trop forte)…
* Ajout. 13 août 2017. Lu : «La femme est toujours soupçonnée de perdre quelque chose : sa tête, sa virginité, d’incontrôlables mucosités, des enfants, sa réputation, le sens commun.» 162

Langage (Verbe. Prendre) : Prendre une femme (pour épouse), (par devant, par derrière, «dans la petite bourgeoisie de province» [J.P. Sartre]), «six ou sept femmes au gouvernement» (F. Mitterrand)),
Prendre un plat (cher), une plaisanterie (à la légère, au sérieux), un époux (riche), une femme de ménage (quelques heures), un job (d’été), une veste (dont on se souvient), une gifle (qui vous met à terre), un coup (dans l’estomac), un-e assistant-e (efficace), une maitresse (enjouée), une cuite (avec des copains), un amant (de temps en temps), un mari (pour s’en sortir), une prostituée (pour une soirée), un enfant (par la main), un emploi (à mi temps), un bol d’air (à la campagne), une raclée (sans savoir pourquoi), un nourrisson (dans une pouponnière Bulgare), un handicapé (sur une liste électorale), une tranche (de cake), la nationalité (française)…
Prendre vingt ans (de prison, perpète, à Cayenne)….
Prendre en charge (une mère impotente), en compte (un argumentaire circonstancié), en considération (la distance pour trouver un nouvel emploi), un-e obligé-e (à la légère) …
Prendre la parole (dans un colloque), la main (de l’autre), l’avion (pour aller en vacances), la direction (des Annales), (le Secrétariat général de l’ONU), la poudre d’escampette (avant qu’il ne soit trop tard), la route (pour six mois), le deuil (de son père), la pilule (dès 15 ans), l’antenne (pendant huit heures d’affilée), le métro (tard le soir), le taureau par les cornes (pour réformer le pays), le parti radical de gauche (à l’esbroufe), la grosse tête (à sa nomination), le large (avant dénonciation), les vœux (monastiques)…
Prendre sa température (comme contraception), son temps (pour jouir de la vie), sa vie (à la légère) …
Prendre dans les filets (de Daech)…
Prendre de l’embonpoint (après une naissance), du plaisir (à lire un livre), du son (pour la radio), du temps (pour bien faire), de la drogue (sans pouvoir s’arrêter)…
Prendre pour soi (une plaisanterie amère)….
Prendre sur soi (pour garder son calme)…
Prendre des échantillons (de la population, de tissus)…
Prendre ses aises (sans se soucier des autres)

Langage (Verbe. Protéger) : Protéger une femme…
Protéger un enfant (du soleil), un acteur (de la notoriété), une population (du terrorisme), une forêt (des risques d’incendie), un dossier (par un mot de passe), un fichier d’ordinateur (par une copie de disque dur), les arts et les lettres (sans augmentation de budget), les Chrétiens (d’Orient sur Radio Courtoisie)…
Protéger son bonheur (en s’isolant), sa vie privée (des paparazzis), sa santé (en mangeant bio), ses données personnelles (par une application idoine), ses bases arrières (avant l’attaque)…
Protéger les Français (de ?) [F. Hollande. 19 avril 2015]…
Protéger du sida (avec un préservatif), du bruit des voisins (par un mur capitonné), du froid (avec une doudoune), de la bêtise (par le retrait du monde)…
- Entendu : «Une artiste noire dans les années trente est protégée du racisme par un agent blanc» ; «Les locaux (les Africains) protègent les bonobos»…

Langage (Verbe. Recevoir) : Recevoir une femme (chez soi),
Recevoir un don (gracieux), une gifle (retentissante), une (bonne) éducation, une confidence (à garder pour soi), une ration (de rutabagas), un évêque (à sa table), un ordre (non justifié), une promesse (mensongère), une lettre (tant attendue), une visite (importante), une fin de non recevoir (humiliante)…
Recevoir le baptême (à l’église), la légion d’honneur (à force d’insister), la monnaie (de sa pièce), la grâce (divine), la mort (avec sagesse), la pluie (sur la tête), le prix (de ses forfaits), le seigneur (à la messe)…
Recevoir les derniers soupirs (d’une vieille tante)…
Recevoir des renforts (nécessaires), des insultes (en prison)…
Recevoir son salaire (en retard)…

Langage (Verbe. Sauter) : On saute une femme
Sauter un ruisseau, un cours, une strophe, au cou, au plafond, le pas, sur une mine anti-personnel…

Langage (Verbe. Tomber) : Tomber une femme
Tomber amoureux-se, enceinte. Á l’instar de la rosée qui tombe sur la fleur ; de l’enfant qui tombe par terre ; du livre qui tombe des mains ; de la bombe américaine qui tombe sur Hiroshima et Nagasaki ; de la femme qui tombe en pâmoison ou dans la prostitution ; de l’ouvrier qui tombe au chômage ; du conjuré qui tombe dans un guet-apens ; de l’actrice qui tombe dans l’anonymat ; du soldat qui tombe à la guerre ; de l’adulte qui tombe dans les idées noires, dans la dépression, la folie, le coma, la coke, l’alcoolisme, la maladie ou dans la pauvreté ; du projet qui tombe à l’eau ; de l’amoureux qui tombe en esclavage ; de l’internaute qui tombe sur un site pornographique ; du criminel qui tombe en prison (après avoir tombé pour proxénétisme) ; de la France qui tombe en récession ; des opposants qui tombent d’accord ; de la politique qui tombe dans le caritatif ; de la réflexion qui tombe mal ; de l’enfant qui tombe sous la coupe d’un adulte ; de la personne malade qui tombe aux mains de charlatan…

Langage (Verbe. Trouver) : Trouver une femme
Trouver le Nord (au pôle sud), chaussure à son pied (dans un grenier), une idée (fulgurante), l’inspiration (sans difficultés), un geyser (en Islande), une lettre (compromettante), le déshonneur (sans s’en remettre), l’amour (sur internet), l’âme sœur (sur internet), un trésor (dans une cave), un supplice (cruel), un bras (complaisant), une jambe (bien faite), son chemin (après tâtonnements), son double (dans la vie), sa voie (bien trop tard), son triomphe (modeste)…

Langage (Verbe. Vivre) : Vivre avec une femme
Vivre longtemps, bien mal, pauvre, riche…On vit un (véritable roman)…On vit au Canada, au grand air…On vit sur l’eau, sur la bête…On vit sous oxygène…On vit dans la débauche…

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Notes de bas de page

1 France Culture. Churchill. 21 juillet 2015 (Rediffusion de l’été 2010)

2 Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir. In, Œuvres complètes. Robert Laffont. Collections Bouquins. Tome I. p. 180,181

3 Chalamov (Varlam), Récits de la Kolyma. Verdier. 1515 p. 2003. p.225

4 Voltairine de Cleyre, De l’action directe. Le passager clandestin.74p. 2009. p.28

5 Première phrase de Joseph Delteil, Jeanne d’Arc. [1925] Les Cahiers rouges. Grasset

6 Éliane Viennot, Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin. Petite histoire des résistances de la langue Française. Éditions i-X e. 2014. 119p

7 In, George Sand, Lélia, D’une Lélia à l’autre. Garnier Flammarion. 601p. 1960. p.328

8 In, George Sand, Lélia, D’une Lélia à l’autre. Garnier Flammarion. 601p. 1960. p.329

9 Madame de Staël, Correspondance générale. Tome VII. Champion. Slatkine. 645p. 2008. p.110,111

10 Victor Hugo, Quatre-vingt Treize, Bibliothèque Lattès. 541p.1988. p.140

11 France Culture, Annette Messager : ‘J’ai toujours voulu utiliser des matériaux simples, ceux du quotidien‘. 31 juillet 2017

12 Atlantico, Quand Christian Jacob insulte un ex- député LR devenu macroniste : ‘Traitre ! Tu n’es qu’une salope ! ’. 9 août 2017

13 Les Cahiers du Grif. N° 3, Le tabou de l’inceste, Lettre de Serge Moscovici. 23 avril 1974. In, Ceci (n’) est (pas) mon corps. 1974. p.72-74

14 Annette Wieviorka, Maurice et Jeannette, Biographie du couple Thorez. Fayard. 686p. 2010. p.247

15 France Culture. L’esprit public. La diplomatie européenne. 10 mai 2015

16 France Culture. Alain-Emile-Auguste Chartier. 3I août 2013. 6h 30

17 France Culture. Les racines du ciel. Parcours d’une anthropologue éclairée avec Françoise Héritier. 26 avril 2015 (Réécoute le 5 août 2015)

18 L’internationale Situationniste. N° 8. Janvier 1963

19 L’Internationale Situationniste. N° 10. Mars 1966

20 L’internationale Situationniste. N° 8. Janvier 1963

21 France Culture. 2 janvier 2015. (Rediffusion d’un interview daté du 30 juin 1997) Un homme témoin de son temps-Arthur Koestler

22 Thomas Szasz, Karl Kraus et les docteurs de l’âme. Hachette. 223p. 1985. p.112

23 France Culture, Leçon inaugurale au Collège de France. Claude Lévi-Strauss. 26 août 2017

24 France Culture, Gherasim Luca ; une vie, une œuvre, 3 avril 2003

25 Georges Vedel, La parité mérite mieux qu’un marivaudage législatif ! Le Monde, 8 décembre 1998. Reproduit dans, Le piège de la parité. Arguments pour un débat. Pluriel. Hachette Littérature. 251p. 1999. p.26 à 30

26 Cornelius Castoriadis, La jeunesse étudiante. In, Quelle démocratie ? I. Éditions du Sandre. 690p. 2013. p.167, 172 et 178

27 Cornelius Castoriadis, Souvenirs sur «Raoul ». Cahiers Léon Trotski, Juillet 1995. Repris dans, Quelle démocratie ? II. Éditions du Sandre. 656p. 2013. p.538

28 Jean-Paul Sartre, Reportage aux États-Unis pour Combat, février 1945. Repris dans Situations, II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.60

29 Jean-Paul Sartre, Présentation des Temps Modernes, octobre 1945. Repris dans Situations, II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.212

30 Jean-Paul Sartre, Portrait de l’antisémite. décembre 1945. Repris dans Situations, II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.262

31 Jean-Paul Sartre, Matérialisme et révolution. juin 1946. Repris dans Situations II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.318

32 Jean-Paul Sartre, Écrire pour son époque. août 1946. Repris dans Situations, II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.391

33 Jean-Paul Sartre, Les communistes et la paix. Les Temps modernes. juillet 1952, octobre novembre 1953, avril 1954. Repris dans Situations VI. NRF. Gallimard. 384p. 1964

34 Jean-Paul Sartre, D’une Chine à l’autre. 1954. Repris dans Situations, V. NRF. Gallimard. 253 p. 1964. p.10

35 Jean-Paul Sartre, Nous sommes tous des assassins. Les Temps modernes. N°145. mars 1958. Repris dans Situations, V. NRF. Gallimard. 253 p. 1964. p.69

36 Jean-Paul Sartre, Avant-propos à Aden Arabie, de Paul Nizan. Maspero. 1960. Repris dans Situations, IV. NRF. Gallimard. 459p. 1964. p.146

37 Jean-Paul Sartre, Entretiens sur moi-même. Le Monde. 14 mars 1971. Repris dans Situations, X. NRF. Gallimard. 226p. 1976. p.108

38 Jean-Paul Sartre, Entretiens sur moi-même. Le Nouvel Observateur, 23 juin, 30 juin, 7 juillet 1975. Repris dans Situations, X. NRF. Gallimard. 226p. 1976. p.196

39 Jean-Paul Sartre, Entretiens sur moi-même. Le Nouvel Observateur, 23 juin, 30 juin, 7 juillet 1975. Repris dans Situations, X. NRF. Gallimard. 226p. 1976. p.177

40 E. Devinat et A. Toursel, Histoire de France. Librairies-Imprimeries Réunies. L. Martinet. Cours Moyen. 144p.1923. p.105

41 Cité sans source dans Louis Van Delft, Les moralistes. Une apologie. Folio Essais. 263p. 2088. p.368

42 George Steiner, Réelles présences. Les arts du sens. Folio Essais. 281 p. 1994. p.139,140

43 France Culture. Les racines du ciel. Habiter poétiquement le monde. Zeno Bianu. 15 mais 2016

44 Jean Tulard, Dictionnaire du cinéma. Les acteurs. Bouquins. Robert Laffont. 987p. 1991. p.486

45 Giselle Halimi, Fritna, Éditions France-Loisirs. 193p. 2000. p.43

46 L.C.I. 21 septembre 2016. 18 h 35

47 Bernard Lemettre. Je veux juste qu’elles s’en sortent. Mon combat pour briser les chaînes de la prostitution. Michel Lafon. 2015. 253p.

48 Le Figaro. 21 octobre 2016

49 France Culture. 2 novembre 2016. 17 heures.

50 France inter. Affaires sensibles. Le médiator, Fiasco sanitaire et faillite d’un système. 16 novembre 2016

51 Marc Fernandez et Jean-Christophe Rampal, Ciuda Jauarez, Capitale du féminicide. In, Le livre noir des femmes (Sous la direction de Christine Ockrent) 954p. 2007. p.177

52 Arte, Le plus vieux métier du monde. 23 décembre 2016. (Début / 10 minutes avant le 24 décembre)

53 Léon Poliakov, Bréviaire de la haine. Le IIIème Reich et les juifs. Le livre de poche. 505p. 1974. p.381

54 Marie-Hélène Luiggi, Marie-Louise Girod. La dame d’En Haut. Montauban, Impr. Lormand. 166p. 2003. p.88

55 R.P. Bonnet, Être français aujourd’hui et demain. I. Rapport de la commission de la nationalité (M. Marceau Long. Président) 10/18. UGE. 769p. 1988. p.79

56 Jean Marc Varaut. Être français aujourd’hui et demain. I. Rapport de la commission de la nationalité (M. Marceau Long. Président) 10/18. UGE. 769p. 1988. p.205

57 Me Pau Langevin. Être français aujourd’hui et demain. I. Rapport de la commission de la nationalité (M. Marceau Long. Président) 10/18. UGE. 769p. 1988. p.497

58 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.69

59 Pascal Canfin, Imaginons… Les petits matins. 234p. 2014. p.16

60 Erin Pizzey, Crie mon fort, les voisins vont t’entendre. Des femmes. 228p. 1975. p.128

61 Robert Debré, L’honneur de vivre. Stock. Hermann. 462p. 1974. p.364

62 Cité dans Les passions d’Henri Guillemin. À la Baconnière. 448p. 1994. p.166, 87 et 95

63 A. Jourcin et Ph. Van Tieghem, Dictionnaires des femmes célèbres. Collection : Les dictionnaires de l’homme du XXème siècle. Larousse. 256p. 1969. p. 84, 126, 141, 180

64 Mazarine Pingeot, Bouche cousue. Julliard. Pocket. 210p. 2006. p.153

65 Arte. Journal. 19 juin 2017. 20 h.

66 Le Figaro. Style. 20 juin 2017

67 In, Françoise Barret-Ducrocq & Évelyne Pisier, Femmes en tête. Flammarion. 534p. 1997. p.287

68 Radio Courtoisie citant un article de Mamanvogue.fr.

69 L’Express, Une bavure aérienne tue 47 civils. 11 juillet 2008

70 Michel Foucault, Dits et écrits. 1954-1988.II. 1976-1988. Quarto Gallimard. 1735 p. 2001. p.319

71 BFMTV. 22 avril 2017

72 Cécile Duflot, De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion. Fayard. 231p. 2014. p.141

73 France Culture. Journal. 15 août 2017. 7h.

74 Robert Badinter, L’Abolition. Fayard. 237p. 2000. p.99

75 Les Echos. 20 août 2017

76 L’Express, Une bavure aérienne tue 47 civils. 11 juillet 2008

77 Le Figaro, Économie. Le couple Macron fait revenir les français dans les kiosques. 6 septembre 2017

78 Le Figaro. AFP. La faim progresse de nouveau dans le monde. 15 septembre 2017

79 France inter. CO 2 mon amour. 16 septembre 2017

80 Cf. Marie-Victoire Louis, les 9 textes regroupés dans : Amnesty international http://www.marievictoirelouis.net/index.php?id=1100

81 Madame de Rémusat, Lettres. 1804-1814. Calmann-Lévy. 1881. 415p. p.191,192

82 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.204, 205

83 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.172

84 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007.p.253

85 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.385

86 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.416.

87 Maurice Garçon. Journal. 1939-1945. Les Belles lettres / Fayard. 702p. 2015. p.270

88 Jean Chalon, Florence et Louise, les magnifiques. Florence Jay-Gould et Louise de Vilmorin. Le Rocher. 169p. 1987. p. 20, 34, et 27

89 France Culture, Une vie, une œuvre. Assia Djebar. 5 mars 2016

90 France Culture, A voix nue, Florence Delay. 2 novembre 2012

91 France Culture. 6 novembre 2014. Petite histoire de l’Académie française. Un autre jour est possible. 4/ 5.

92 Cf. Marie-Victoire Louis, Dis-moi, «le genre», ça veut dire quoi ? http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=919&themeid=877

93 Nicolas Boileau, Satires III.

94 Agence Chine Nouvelle. Le Maroc organise une conférence internationale sur la budgétisation sensible au genre (BSG) dans le cadre du partenariat entre le ministère marocain de l'Économie et des Finances et l'ONU Femmes. 4 novembre 2012

95 Mali Jet. Delta news. Promotion du genre : Pour la planification et la budgétisation sensible au genre. 13 novembre 2014

96 France Culture, Womens’s power. Les nouveaux féminismes. 21 août 2016

97 Cf. Marie-Victoire Louis, «Recherches sur les femmes, recherches féministes» http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=912&themeid=460

98 La Croix. Théorie du genre. Ce que le pape a vraiment dit. 3 octobre 2016

99 21 septembre 2017. École Normale supérieure de Lyon.

100 France Culture, Geneviève Fraisse (5/5) Fabriquer, sculpter et colporter le féminisme. 28 avril 2017

101 Le Monde, «Arrêter l’entre-soi entre journalistes politiques». Catherine Barma, productrice du talk-show’ On n’est pas couché’ revendique le mélange des genres. 9/10 avril 2017

102 France Culture, Avoir raison avec Virginia Woolf. Du côté des bêtes, des poètes, des biographies. 16 août 2017

103 C8. 23 janvier 2017. 12 h 24

104 France Culture, 1965. Niki de saint phalle crée ses premières nanas. 16 août 2017

105 France Culture, Qu’est ce qu’une femme contemporaine ? La grande table. 5 janvier 2015

106 Mezetulle (Blog-revue de Catherine Kintzler), «Au bon plaisir des ‘docteurs graves’. À propos de Judith Butler» de S[abine] Prokhoris, lu par J. Favret-Saada. 4 février 2017

107 France Culture, La session de rattrapage. 5 août 2017

108 France Culture, Hélène Hazera, une femme de combat. 4/5. 31 août 2017

109 France Culture, La session de rattrapage. 2 septembre 2017

110 Thomas Laqueur. La fabrique du sexe. NRF. Essais. Gallimard. 355p. 1992. p.222

111 Marcel Mauss, Essais de sociologie. Points. Le Seuil. 252p. 1971. p.124

112 GIS. Institut du genre. Appel à projet 2017. Diffusé le 21 décembre 2016 par EFL.

113 Le Monde. Les Argentines en lutte contre le machisme. 11 mars 2017

114 Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne. Plon. 160ème mille. 366p. 1936. p.50,51

115 Diderot, Correspondance. Lettre à Falconet, Petersbourg. Juillet 1867. Bouquins. Laffont. 1468 p. 1997. p.745

116 Friedrich A. Hayek, La route de la servitude. PUF. Quadrige. Grands textes. 176 p. 2010. p.116

117 Hobbes, Le Léviathan. Folio Essais. 1027p. 2013. p.120 et 194

118 Eric Hobsbawm, L’ère des révolutions. Éditions Complexe. 416p. 2000. p.9

119 AFP, ‘Fainéants ‘, ‘pas réformables’ : Macron regrette les polémiques. 21 septembre 2017

120 Chris Marker, Lettres de Sibérie.1957

121 In, France Culture, Actualité de Louis Sébastien Mercier. 16 septembre 2017

122 Jules Renard, Journal. 1887-1910. 27 septembre 1902. (Sur le net. PDF)

123 Cardinal de Retz, Mémoires, La Pléiade. 1003p. 1950. p.855

124 AFP. Valls : «Peu importe les mots, ce qui compte, c'est d'agir.» 21 janvier 2015

125 AFP. Affaire du barbecue: 20 ans de prison. 25 février 2011

126 Le Monde. Big browser, Omerta - Une affaire de viol collectif se règle sur Internet. 17 décembre 2012

127 Metro - France. Football : [X] cité dans une affaire de prostitution de mineure». 13 février 2013

128 Samira Belli, Dans l’enfer des tournantes. Folio. 308p. 2003. p.78

129 BFM Business. Jean Hervé Lorenzi, 7 mai 2012

130 France Culture. L’Esprit public. 8 janvier 2017

131 Le Figaro. Désir écrit aux militants socialistes. 4 avril 2013

132 Le Figaro. Juan Carlos 1er en quête d’«immunité». 23 juin 2014

133 Élisabeth Guigou, Être femme en politique. Plon. 273p. 1997. p.221

134 France Culture. Une vie Une œuvre. Chantal Ackermann. 1950-2015. Intérieur extérieur. 19 novembre 2016

135 Eric Hobsbawm, Franc tireur. Autobiographie. Ramsay. 521p. 2005. p.354

136 D 8. Touche pas à mon poste. Jean Michel Maire a retrouvé l’amour. 27 janvier 2016

137 In, Le JDD (30 avril 2017), cité par Le Canard enchaîné. 3 mai 2017. p.1

138 Frédérick Leboyer, Pour une naissance sans violence. Nouvelle édition revue et augmentée. Seuil. 156p. 1980. p.15

139 AFP. Loire : elle meurt poignardée chez elle. 1er avril 2012

140 Didier Foucault, Histoire du Libertinage. Des goliards au marquis de Sade. Perrin. 488p. 2007. p.7 et 432

141 Eric Hobsbawm, Franc tireur. Autobiographie. Ramsay. 521p. 2005. p.431

142 France Culture. Gérard Wajcman: ‘Nous n’interprétons pas les œuvres, ce sont elles qui nous interprètent.’ 5 septembre 2017

143 Maternité esclave. Les chimères. 10/18. 316p. 1975. p.200

144 In, Choisir de donner la vie. Gisèle Halimi : la liberté des libertés. Idées. Gallimard. 1979. 566p. p.291

145 Victor Marguerite. Vers le bonheur. Ton corps est à toi. Roman. Flammarion. 185ème mille. 294p. 1947. p.193

146 Le Monde, L’Argentine sous le choc de l’assassinat d’une militante contre les violences sexistes. 12 avril 2017

147 In, Francis Ponge, Colloque de Cerisy. UGE. 10/18. 435p. 1977. p.190

148 France Culture, L’Esprit public. 29 novembre 2015

149 Michelle Perrot, Mon Histoire des femmes. France Culture. Éditions du seuil. 2008. 247 p.

150 In, Chateaubriand, Lettres à Madame Récamier. Flammarion. 1998. 578p.

151 Robert Debré, L’honneur de vivre. Stock. Hermann. 1974. 462p.

152 Cécile Duflot, De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion. Fayard. 2014. 231p.

153 Victor Hugo, Choses Vues. 1849-1885. Folio Gallimard. 2010. 1014p.

154 Roger Le Taillantier, Les nouveaux esclaves. Au bois de Boulogne et ailleurs. France Loisirs. 1993. 332p.

155 Thierry Jean-Pierre, Bon appétit, messieurs ! Fixot. 1991. 256p.

156 France Culture. À voix nue. Daniel Cohn-Bendit, Une constante liberté : un riche héritage culturel. 19 décembre 2016

157 Entendu sur Radio Libertaire, le 29 mars 2017. Émission Femmes libres, concernant les règles des femmes.

158 L’épouse ne peut contracter ni disposer de rien sans y être autorisée de son mari. L’inverse ne peut, juridiquement parlant, pas exister.

159 France Culture. Faits divers : Faut-il sauver les chiens écrasés ? 31 décembre 2014

160 France Culture, LSD. Les combattantes. Sortir des violences faites aux femmes. Tout commence par des mots. 19 décembre 2016

161 Cf. Marie-Victoire Louis, Que font-ils tous ensemble ? Des morts http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=986

162 Françoise Edmonde Morin, La rouge différence ou les rythmes de la femme. Le Seuil. Actuels. 188p. 1985. p.97


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